Agenda social directeurs d’école : une ouverture à l’ombre des EPLESF

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La direction d’école a été inscrite à l’agenda social suite à l’action médiatique du SE-Unsa lors de la semaine de la direction d’école en mars 2018. Une première réunion devait se tenir début mai. Alors que le projet d’EPLESF mobilise la communauté éducative depuis des semaines, une réunion préparatoire à l’agenda social sur la direction d’école a eu lieu dès le 8 avril.
 
Le Directeur général des ressources humaines a indiqué vouloir entendre, avant d’ouvrir précisément le chantier en mai, les revendications et orientations pour l’amélioration de la situation des directrices et directeurs d’école. Il a précisé que ce travail se plaçait en dehors du sujet des EPLESF. Si le SE-Unsa s’est déclaré satisfait de voir ce chantier ouvert suite à sa semaine de la direction d’école qui avait montré l’urgence de répondre aux attentes très fortes, il souligne qu’il faudra que les réponses soient à la hauteur.
 
Le SE-Unsa force de propositions
 
Pour le SE-Unsa, la direction et le fonctionnement de l’école doivent être traités selon deux axes : améliorer immédiatement les conditions d’exercices et avancer résolument vers la construction d’un statut d’établissement du premier degré à expérimenter.
Le SE-Unsa a décliné des exemples de situations intenables qui justifient des mesures immédiates :
  • La décharge totale n’est prévue qu’à partir de 13 classes en maternelle et 14 classes en élémentaire. En dessous de ces nombres, les directeurs continuent de garder la responsabilité partagée d’une classe. Le SE-Unsa demande une amélioration importante du régime des décharges. En plus de cette amélioration des décharges pour tous, un nouveau régime de décharge pourrait prévoir un groupe intermédiaire de 7 à 10 classes, entre la demi-décharge et la décharge totale, où les directeurs d’école, complètement déchargés de la responsabilité d’une classe, conserveraient une mission d’enseignement, sur le principe d’un maître supplémentaire dans l’école.
  • Le contrôle de l’assiduité des élèves par exemple, oblige à contacter les familles des enfants absents dès la première heure de classe si les familles n’ont pas elles-mêmes signalé l’absence.  Sans secrétariat, c’est absolument impossible à faire. Et il y a bien d’autres missions aujourd’hui impossibles à assurer dans les conditions actuelles. Le SE-Unsa demande la création d’emplois de secrétariat pérennes et formés.
  • La reconnaissance est insuffisante tant en matière de rémunération que de reconnaissance de la professionnalité. Le SE-Unsa demande une revalorisation de la rémunération, ainsi que des actions des formations continues dédiées et la possibilité de travailler en groupe de directrices et directeurs.
 
Le SE-Unsa a remis l’ensemble de ses propositions pour la direction et le fonctionnement de l’école et attend des premiers engagements lors de la prochaine réunion début mai.