Aménagements de la réforme : PFMP et certification, 2e réunion

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Vendredi 22 novembre a eu lieu la deuxième réunion en présence de Daniel Assouline, conseiller du ministre pour la voie professionnelle. Un point sur les discussions de la réunion précédente concernant les PFMP et la certification (CCF) a été fait et la réflexion prolongée. Une 3e réunion aura lieu avec des représentants de certaines branches professionnelles.

PFMP 
Une diminution des PFMP (22 semaines actuellement) semble faire consensus ainsi que l’assouplissement du nombre de semaines par période de formation (3 semaines minimum actuellement) pour la classe de seconde.

État des lieux des discussions
Le SE-Unsa propose une réduction maximale de 4 semaines alors que certaines organisations syndicales proposent de 6 à 8 semaines. Il ne s’agit pas de transformer les formations professionnelles mais de procéder à des « aménagements ». Et pour le SE-Unsa, il faut maintenir une durée significative de PFMP afin de préserver le caractère professionnel et insérant du diplôme.

Le principe d’une variation de la durée des PFMP selon les spécialités parait recueillir une adhésion majoritaire. Le SE-Unsa y est favorable. Mais dans l’immédiat cela impliquerait trop de bouleversements réglementaires. Des modifications au fur et à mesure des rénovations et créations de diplômes sont envisageables à moyen terme.

La certification et le CCF
Pour le SE-Unsa, il s’agit à la fois d’alléger la certification et de garantir sa qualité. Nous avons précisé qu’il ne faudrait pas qu'une solution précipitée soit remise en cause très vite parce que mal pensée. La certification est un dispositif complexe et fondamental. Prendre le temps d’une réflexion approfondie est donc indispensable pour trouver des solutions pédagogiquement viables (modes d'évaluation positifs et encourageants) tout en intégrant la dimension pragmatique (faisabilité, charge de travail).

État des lieux des discussions
Si les constats sont partagés, les solutions le sont beaucoup moins.

Le SE-Unsa a réaffirmé ses propositions

  • repenser les modalités du CCF en assouplissant son organisation et en établissant un cadrage national fort des contenus afin de permettre les régulations et l’accompagnement nécessaires ;
  • imbrication de la certification du diplôme intermédiaire avec celle du bac pro. En première, le diplôme intermédiaire serait évalué en CCF avec comme support des évaluations de bac pro anticipée ;
  • en terminale, le reste de l’évaluation du bac pro serait sous forme de CCF et/ou sous forme ponctuelle terminale (à étudier selon les disciplines) ;
  • interroger la pertinence du CAP positionné en diplôme intermédiaire ;
  • assurer une formation initiale et continue des enseignants.