Bac : pour une EPS plus diversifiée

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Les nouveaux textes du baccalauréat ont été adoptés lors du conseil supérieur de l’Éducation de décembre. La coévaluation par binôme (deux professeurs d’EPS) a été maintenue ainsi que les référentiels d’évaluation actuels.

Toutefois, le débat s’est cristallisé autour d’une contrainte : l’évaluation de trois activités appartenant à trois compétences différentes. La nouvelle clas­sification des Apsa, regroupant notamment les sports d’affrontement dans une même compétence (sports collectifs, sports de raquettes, sports de combat), va conduire à une diversification plus grande des menus proposés et répondre aux attentes et aux besoins de tous les élèves.

Le SE-Unsa se bat depuis toujours pour une concep­tion plus humaniste de l’EPS visant la maîtrise du corps, la santé, l’épanouis­sement et l’autonomie de l’élève. Il a, en particulier, soutenu la nouvelle matrice disciplinaire qui a introduit la compétence 5 centrée sur le développement et l’entretien de soi. En cohérence avec cette approche de l’EPS, il a approu­vé les nouvelles dispositions. Déjà, près de la moitié des équipes ont mis en œuvre des projets qui répondent aux nouvelles exigences. La nouvelle classification des activités, même si elle bouscule certaines habitu­des, offre une latitude raisonnable pour composer les menus bac des élèves.

Le SE-Unsa a demandé que les IPR prennent en compte les contraintes matérielles des établissements. Il deman­de que le plan de formation continue soit réactivé d’urgence pour aider les équipes à s’adapter à la nouvelle donne. Il deman­de également aux collectivités locales et au ministère, d’adopter un pro­gramme pluriannuel pour la modernisation et la création d’infrastructures sportives pour assurer l’enseignement de nouvelles activités telles que musculation, natation ou escalade.