CAPN EPS : détachement, liste d’aptitude et hors-classe 29e base

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La CAPN EPS a eu lieu le 2 juin 2016. Le SE-Unsa après sa déclaration (voir ci-dessous) a participé aux travaux de la hors classe de la 29e base, des détachements en EPS et de la liste d'aptitude EPS.


Hors-classe 29e base

Elle est composée de trois collèges : les non-enseignants (ex: détaché UNSS, dans un autre ministère, ...), les enseignants d'EPS de l'étranger et les enseignants de France et des COM (ex : PEPS en lycée agricole).

Il y avait 38 promotions possibles qui se sont réparties ainsi : 13 promotions pour les détachés non enseignants, 14 promotions pour les enseignants de l'étranger et 11 pour les enseignants de France et des COM.

Le détachement en EPS

Seulement 14 dossiers (contre 33 l'an dernier) ont été éxaminés lors de cette CAPN. 13 dossiers ont été validés par le ministère.

Le SE-Unsa regrette une fois de plus que des dossiers déposés par des collègues soient stopés au niveau académique par les recteurs pour l'unique raison de "nécessité de service".
Le SE-Unsa alertera de nouveau l'an prochain pour une meilleure prise en compte de la mobilité des personnels.
Le SE-Unsa l'a d'ailleurs rappelé dans son intervention, ainsi qu'une meilleure transparence sur ce dossier.

La liste d'aptitude EPS

16 dossiers ont été éxaminés lors de cette CAPN : tous ont été validés par le ministère.

 

 

Déclaration des élus EPS du SE-Unsa pour la CAPN du 02 juin 2016

Cette CAPN se déroule quelques semaines après l’annonce faite en clôture des assises de la refondation concernant la revalorisation de l’Isae. Le SE-Unsa se félicite que l’égale reconnaissance des enseignants progresse, quel que soit le niveau d’enseignement. Plus de 25 ans après le recrutement de tous au même niveau, cette reconnaissance financière était nécessaire.

Le SE-Unsa tient à souligner également les avancées obtenues sur les accords du Parcours professionnels, carrières et rémunérations : enfin de réelles perspectives de carrière pour tous les personnels !

La ministre de l’Éducation nationale vient de faire connaître ses propositions pour revaloriser les carrières de l’ensemble des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. Il y avait urgence. La dernière revalorisation d’ampleur datait de plus de 25 ans et, au fil des ans, la France s’était vue reléguée au rang des nations faisant bien peu de cas de la rémunération de ses professeurs. Loin des promesses du précédent quinquennat troquant de réelles suppressions d’emplois contre le mirage de rémunérations augmentées, c’est aujourd’hui un plan conséquent de progression des carrières et rémunérations qui est proposé d’ici à 2020. Au-delà des gains financiers loin d’être négligeables, l’architecture même de la carrière des professeurs est repensée. Simplifiée, elle est lisible et transparente. Le rythme d’avancement unique pour tous, ponctué de quatre rendez-vous de carrière, met un terme à un dispositif complexe, inefficace et injuste.

Le SE-Unsa salue les logiques nouvelles qui reconnaissent l’engagement sur des missions particulières ou des lieux d’exercice difficiles, en les capitalisant. Elle prendra enfin en compte la difficulté du métier ou les contraintes de certaines missions particulières.

À ce sujet, nous nous interrogeons sur le traitement de nos collègues qui enseignent à l’étranger qui pour le moment avancent au rythme le plus rapide ?

Le SE-Unsa restera force de propositions dans la négociation qui s’ouvre pour concrétiser ces évolutions.

Enfin, après 5 années de sacrifices de la part des fonctionnaires, le SE-Unsa salue également la décision d'augmenter le point d’indice, actant ainsi la fin du gel subi depuis plusieurs années.

Sur le détachement dans les corps de la fonction publique, le SE-Unsa demande des possibilités accrues et réelles de mobilité choisie entre les corps et cadres d’emploi, dans un cadre interministériel comme entre les fonctions publiques, qui permettront d’enrichir ou d’adapter le parcours professionnel des agents en leur donnant la possibilité de servir à des postes variés et évolutifs au cours de leur carrière.

Mais pour nous, il faut que cette mobilité soit choisie et non motivée par une fuite en avant ou un pis aller. Les fonctions de PEPS nécessitent une réelle motivation et une formation au métier suivie dès le début du détachement. Nous sommes donc favorables aux détachements dans le corps des PEPS.

Pour cette rentrée, nous constatons que le nombre de dossiers retenus est en baisse alors que les attentes de nos collègues sont fortes.

Nous demandons donc à nouveau que des groupes de travail soient mis en place dans chaque académie afin de mener un examen des candidatures en concertation avec les organisations syndicales locales.

Nous redemandons, conformément à la jurisprudence du conseil d'état du 4/01/1954, que toutes les CAP soient systématiquement informées des candidatures refusées lors de l'étape académique. Nous constatons toujours des pertes entre les demandes formulées et les dossiers réellement remontés au B2.4 ;

En conséquence, nous souhaiterions davantage de clarté et d’informations dans les choix de ces dossiers, afin de clarifier les procédures de mobilité.

Enfin, en toute réciprocité, nous souhaitons que les demandes de détachement de PEPS vers d’autres corps soient aussi facilitées et que les mobilités s'effectuent dans les deux sens.

Nous tenons à vous remercier pour l’envoi du tableau des intégrations dans le corps des PEPS depuis 2011.

Nous remercions l’ensemble des personnels de la DGRH des bureaux B2.3 et B2.4 pour leur accueil, leur disponibilité et leur implication à l’étude des dossiers des collègues, toujours avec le sourire.

Les élus EPS du SE-Unsa