Carte scolaire CPE : statu quo !

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C’est lors du CTM (comité technique ministériel) du mercredi 20 décembre que le ministère a présenté la première carte scolaire du quinquennat Macron.

Si le premier degré semble préservé, on assiste, dans le second degré, à une dégradation du taux d’encadrement des élèves et à un redéploiement entre les académies. En effet, il faudra accueillir 26 000 élèves de plus (+0,56%) à moyens constants. Ainsi 11 académies gagnent des postes, 5 maintiennent leurs moyens et 15 en rendent. Pour connaître le détail, lire notre article sur la carte scolaire au niveau national.

Pour le SE-Unsa, le redéploiement systématique des moyens n’est pas la bonne réponse à la question des besoins croissants. La réussite de tous les élèves et la prise en compte des plus fragiles en dépend.

Concernant le corps des personnels d’éducation qui relève d’un chapitre budgétaire spécifique (BOP 230), le contingent reste inchangé. C’est un recul significatif face aux besoins évidents repérés dans les établissements.

Comme lors de la rentrée 2016, aucun moyen nouveau n’est donc envisagé alors que les attentes vis-à-vis des vies scolaires sont bien réelles et que les défis professionnels à relever sont immenses.

Au quotidien, les personnels d’éducation ont l'impression de courir après le temps et de devoir faire face à des obligations en constante augmentation. Particulièrement dans le milieu rural, le sentiment d’isolement dans le poste est pesant et peut entraîner un découragement voire une souffrance professionnelle. Au-delà de ces réalités, certains collègues sont même confrontés à une pression palpable de leur chef d’établissement qui les déstabilisent, voire les met en insécurité.

En adoptant le choix politique du statu quo, le ministère ne donne pas les moyens à la profession de se renforcer et de gagner en reconnaissance. Si les recteurs décidaient ici ou là de créer des postes de CPE, ce serait sur le plafond d’emplois global, donc en gelant des postes d’enseignants. Si cette possibilité existe, l’expérience montre qu’elle ne se ferait qu’à doses homéopathiques.

Malgré cette actualité défavorable, les élus CPE du SE-Unsa poursuivront leur mobilisation localement pour identifier les besoins prioritaires en vue de les soumettre aux comités techniques académiques et départementaux. Ils continueront à alerter le ministère sur l’importance de créer des moyens en vie scolaire et notamment des postes de CPE.