Certification voie pro : le SE-Unsa reçu à la Dgesco

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À sa demande, le SE-Unsa a été reçu le 4 juin par la Dgesco (Direction générale de l’enseignement scolaire) afin d’évoquer les perspectives d’évolution des modalités de certification de la voie professionnelle.
 
 
 

1) PSE, éco droit et éco gestion
Nous nous sommes félicités de l’allègement certificatif avec le passage de ces épreuves en ponctuel terminal au bac pro à la session 2016.
La Dgesco nous a précisé que les textes réglementaires étaient en cours de signature pour les 3 ministères concernés et que des sujets 0 étaient en cours de préparation.

2) Français, histoire-géographie, enseignement moral et civique (ex éducation civique)
Le SE-Unsa est favorable à l’évolution présentée à la FIP (formation interprofessionnelle) du 13 avril avec un passage en CCF de la certification pour les BEP. En effet, les BEP sont des diplômes qui se passent au cours de la formation du bac pro. Donc, il est cohérent que la certification soit en CCF. Il y aurait aussi cohérence sur l’ensemble du niveau 5 avec les CAP qui sont eux, depuis 2003, en tout CCF. Cette mesure était annoncée pour la session 2017.
Nous nous étonnons des informations précocement diffusées aux collègues par les corps d’inspection dans les académies et qui s’avèrent au final contradictoires.
La Dgesco nous a confirmé que cette proposition était maintenant en attente suite à une directive mais qu’ils feront par ailleurs une communication à ce sujet... Donc à suivre.

Nous avons demandé ensuite si une réflexion était engagée sur les possibilités de simplification avec une imbrication de la certification intermédiaire dans celle du Bac pro. L’expérience à ce sujet sur le Bac pro Hôtellerie-restauration a-t-elle donné lieu à une évaluation ?

Nous avons obtenu une réponse négative de la Dgesco qui nous a précisé qu’à l’occasion de la rénovation des bacs pro en CPC (commission professionnelle consultative), il y avait un travail de mise en cohérence avec les BEP. Elle a également évoqué un travail de réflexion sur les blocs de compétences.

Dans le cadre des réflexions menées au sein du CNEE (Conseil national éducation économie) et de la CNCP (Commission nationale des certifications professionnelles) sur les blocs de compétences, le SE-Unsa a affirmé son opposition à la certification systématique des blocs de compétences pour les élèves scolarisés en LP. Nous avons rappelé que l’objectif pour les élèves est d’obtenir la certification complète. Néanmoins, l’attribution d’une certification partielle pour des jeunes décrocheurs ou en retour en formation initiale, tel que le prévoit le décret n° 2014-1453 du 5 décembre 2014, est opportun dans une logique de parcours.

3) Maths/sciences physiques
Nous avons regretté que seuls les maths/sciences physiques restent intégralement en CCF pour le bac pro. Pas d’évolution en prévision nous a confirmé la Dgesco.

4) Cadrage du CCF
Nous avons aussi évoqué l’insuffisance de cadrage du CCF, laissant bien seuls les enseignants face à la certification et les rendant vulnérables aux critiques et pressions hiérarchiques. Nous avons proposé :
- que des banques de données de sujets soient créées et validées par les corps d’inspection pour aiguiller et rassurer les collègues dans leur production de sujets ;
- qu’il soit réglementairement possible de déroger au dogme du « passer l’élève quand il prêt » pour coller à la réalité du terrain ;
- qu’une formation initiale et continue sur les pratiques du CCF soient assurées.

5) L’apprentissage
Le SE-Unsa considère que l’apprentissage est aussi une voie de réussite. Aussi, nous avons rappelé que le développement de l’apprentissage dans les EPLE ne pourra pas se faire sans concertation avec les collègues et qu’à notre sens la mixité des publics ne pouvait être imposée. Nous avons pointé les mauvaises conditions de travail de nos collègues formateurs de CFA, l’absence de cadrage dans les évolutions de carrière et le manque de dialogue entre personnels des LP et des CFA.
Nous avons par ailleurs souligné que la valorisation de la formation professionnelle ne pouvait se réduire à la valorisation de l’apprentissage. La Dgesco en a convenu.

6) Et le bilan de la réforme de la voie professionnelle ?
Le SE-Unsa a souligné l’importance que ce bilan promis soit publié et débattu d’autant plus qu’il est finalisé depuis longtemps. La Dgesco a botté en touche en nous faisant comprendre qu’il était urgent d’attendre. Nous le déplorons.