Conditions de travail : des avancées avec le SE-Unsa

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La réforme du bac et du lycée ne doit pas se faire au détriment des conditions de travail des enseignants et des personnels en général.
Le SE-Unsa a obtenu l’inscription d’une indemnité forfaitaire pour les épreuves communes du contrôle continu dans l’agenda social du ministère de l’Éducation nationale. Affaire à suivre !
 
Le SE-Unsa s’est investi tout au long de l’année sur la problématique des conditions de travail des enseignants pour l’imposer dans l’actualité éducative et ministérielle.
D’après notre enquête de décembre 2017 (à lire ici), l’alourdissement de la charge de travail, notamment en matière d’évaluation, est un sujet primordial pour les enseignants.
 
Des évolutions, oui, mais plus de travail sans rémunération, non !
 
La réduction du nombre d’épreuves terminales va de pair avec la mise en œuvre d’un contrôle continu encadré dans la réforme du bac (Plus d’informations dans notre article « Contrôle continu : Faire confiance aux équipes pédagogiques »).
La charge de travail pour les enseignants est donc déplacée mais les textes officiels ne prévoient pas de rémunération spécifique pour ce travail, contrairement à la correction de copies et à la participation aux jurys qui font l’objet d’indemnités spécifiques pour les épreuves terminales actuelles.
 
Pour le SE-Unsa, c’est l’occasion de prendre enfin en compte les épreuves en cours d’année, telles que les épreuves existantes en langues vivantes ou en sciences expérimentales.
Le SE-Unsa est intervenu dans ce sens, écrivant au ministre en février 2018 (voir la lettre ici), et a obtenu lors du Conseil supérieur de l’Éducation du 21 mars l’inscription de la création d’une indemnité à l’agenda social du ministère.
 
Contrôle continu : rester souple pour éviter la surcharge
 
Le SE-Unsa a revendiqué tout au long des concertations l’encadrement le plus souple possible pour les épreuves de contrôle continu, le but n’étant pas d’avoir trois semaines de bac blanc pour le cycle terminal ! Nous avons soutenu un encadrement de la durée des épreuves, des procédures souples d’anonymat, la possibilité du choix des dates pour les établissements.
Pour le SE-Unsa, le nombre d’épreuves communes de contrôle continu doit être limité à deux pour chaque discipline.
 
Enfin, nous avons demandé et obtenu des modifications sur le calendrier des épreuves en terminale pour éviter que le 3e trimestre devienne un long tunnel d’épreuves communes de contrôle continu, terminales et de spécialité.
 
Pas d’économie sur la réforme !
 
Le SE-Unsa a répété tout au long des concertations que cette réforme ne devait avoir de logique budgétaire et être un prétexte pour faire des économies.
Les effectifs croissants des lycéens doivent amener des créations de postes dans les prochaines années.
Nous serons vigilants pour obtenir des horaires complémentaires (marges d’autonomie) suffisants pour les établissements leur permettant d’organiser des groupes à effectif réduit et un accompagnement personnalisé de qualité pour tous les lycéens.