Contrôle continu : faire confiance aux équipes pédagogiques

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La réforme du bac réduit le nombre d’épreuves terminales pour mettre en œuvre un contrôle continu encadré.
Pour le SE-Unsa, il faut faire confiance aux équipes pédagogiques pour le mettre en œuvre sans rendre son organisation trop lourde. Le SE-Unsa n’est pas satisfait des conditions d’organisation du contrôle continu prévues par le ministère et continuera à agir pour faire évoluer la réforme.
 
Que disent les textes réglementaires de ces épreuves communes de contrôle continu ?
 
Une part importante dans la note finale
Elles constituent 30 % de la note finale au baccalauréat alors que le contrôle continu sous la forme des bulletins compte pour 10 %. Ces épreuves se déroulent en trois temps : au milieu et à la fin de l’année scolaire de première et au 2e trimestre de l’année de terminale. Plus de précisions dans l’article « Réforme du bac : ce qui va changer de 2018 à 2021 ».
 
Des épreuves communes uniquement pour les enseignements communs
Elles concernent uniquement les disciplines communes qui ne font pas l’objet d’une épreuve terminale. Elles excluent donc les enseignements de spécialité, le français et la philosophie.
La troisième spécialité abandonnée en terminale est évaluée en fin de première.
 
Exception
L’éducation physique et sportive continue à être évaluée sous la forme existante de contrôle en cours de formation.
 
Les enseignements facultatifs ne font pas l’objet d’épreuves communes de contrôle continu.
 
Que prévoient les textes réglementaires sur l’organisation locale de ces épreuves ?
 
Le SE-Unsa revendique un cadre équilibré pour ces épreuves communes.
À la fois un encadrement qui assure le caractère national du diplôme, et une organisation plus souple qu’il reste à préciser pour donner une liberté aux équipes pédagogiques pour s’approprier ces épreuves (Plus de précisions dans notre article « Bac 2021 : ce qu'il faut encore faire bouger ».
 
Une banque nationale numérique de sujets : pour quoi faire ?
Le SE-Unsa a revendiqué la transformation de cette banque de sujets en banque d’exercices, sous forme standardisée pour garantir le caractère national du diplôme.
Le terme « sujet » nous paraît trop contraignant pour des équipes pédagogiques qui ne pourront pas s’approprier ces épreuves.
Le SE-Unsa s’est positionné pour prévoir une pluralité de compétences à évaluer dans cette banque d’exercices (oral, en groupe, etc.) pour éviter leur transformation en bacs blancs, facteurs de bachotage.
 
La procédure d’anonymat prévue dans les textes officiels doit pouvoir être organisée de la manière la moins contraignante possible pour les établissements.
Enfin, le SE-Unsa revendique une durée raisonnable pour ces épreuves.
 
Quelle reconnaissance pour la charge de travail induite pour les enseignants ?
 
La réforme du bac et du lycée ne doit pas se faire au détriment des conditions de travail des enseignants (voir notre article « Conditions de travail : des avancées pour le SE-Unsa »).
Si les corrections de copies des épreuves terminales et la participation au jury pour les épreuves orales, tout comme les épreuves de rattrapage, font l’objet de textes officiels qui prévoient la rémunération des enseignants, il n’en est pas de même pour les épreuves en cours d’année.
 
Le SE-Unsa s’est constamment engagé pour la reconnaissance des épreuves en cours d’année, qui existent déjà aujourd’hui, par exemple en langues vivantes et pour les sciences expérimentales, et revendique, à l’occasion de la réforme du bac, la création d’une indemnité forfaitaire pour les épreuves en cours d’année.