Déficit chronique de recrutement 1er et 2nd degrés : besoin urgent de solutions nouvelles !

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Sans surprise mais toujours avec les mêmes raisons de s’inquiéter pour notre système éducatif, les concours de recrutement de l’Éducation nationale 2018 livrent leurs verdicts.

Les territoires socialement les plus fragiles ne parviennent toujours pas à recruter des professeurs des écoles. Les disciplines chroniquement déficitaires au Capes et à l’agrégation le sont encore et toujours. Dans quelques jours, les résultats des CAPLP, des champs professionnels en particulier, viendront  vraisemblablement encore assombrir le paysage.
 
Pour le SE-Unsa, les réflexions engagées par le ministère pour un dispositif dit de « pré-recrutement » a l’obligation d’aboutir à des réponses à la hauteur des enjeux. Il devra également être complété.
 
Pour réussir, ce futur « pré-recrutement » d’étudiants se destinant au métier d’enseignant devra allier rémunération suffisante, accompagnement dans les missions, articulation sereine avec les emplois du temps, et amélioration des chances de réussite aux concours.
 
Pour augmenter le vivier de candidats potentiels, le SE-Unsa estime qu’il faut encore envisager d’autres mesures. Pour nous, il faut penser davantage le soutien et l’accompagnement des étudiants depuis le Bac jusqu’au concours dans les territoires défavorisés. Il faut aussi développer des préparations aux concours pour des personnes déjà dans la vie active. On pourrait enfin explorer le moyen de valoriser, soutenir et sécuriser le parcours d’enseignants d’autres académies qui voudraient venir, pour un temps, relever un nouveau défi professionnel à condition qu’il ne soit pas un aller sans retour.
 
Pour le SE-Unsa, il est insupportable que ces déficits chroniques de recrutement pèsent toujours, in fine, sur les élèves les plus fragiles, notamment de Créteil, Versailles, Guyane et Mayotte, sans oublier ceux de la voie professionnelle.
 
Le SE-Unsa engage le gouvernement à prendre ses responsabilités au lieu de fragiliser la fonction publique ou de trop souvent affaiblir le travail de l’école et détériorer ainsi l’image du métier d’enseignant.
 
Paris, le 5 juillet 2018
Stéphane Crochet
Secrétaire général
 
Attachée de presse
Brigitte Biardoux
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