Diversité linguistique : le SE-Unsa demande des mesures

| popularité : 2%
Comment assurer la diversité linguistique à l’école et au collège ? À l’heure où la réforme du collège rebat les cartes, le SE-Unsa demande à la ministre de donner des consignes pour la garantir.

Questionnée sur l’avenir de l’allemand, Najat Vallaud Belkacem s’est engagée à promouvoir la diversité linguistique et à développer l’implantation des langues à faible diffusion. Elle a annoncé plusieurs mesures :

  • Le cadrage réglementaire des classes de 6ème bilangue qui leur donne une existence légale,
  • Le fléchage de postes de professeurs habilités à enseigner une autre langue que l’anglais – notamment l’allemand – dans les écoles qui offriront ce parcours linguistique,
  • L’établissement d’une nouvelle carte des langues assurant la diversité linguistique et la continuité des parcours d’apprentissage des langues vivantes étrangères de l’école élémentaire au collège.
  • L’établissement d’une carte académique des classes bilangues en 6e construite en pleine continuité avec les parcours linguistiques commencés à l’école primaire.

Les textes prévoient que ces dispositions doivent être discutées dans les commissions académiques des langues vivantes. Dans la pratique, le fonctionnement de ces commissions est très inégal.

Le SE-Unsa vient d’écrire à la ministre pour lui demander de donner consigne à tous les recteurs de réunir au plus vite les Commissions académiques afin d’engager les travaux nécessaires.

Le SE-Unsa demande que soit également abordée la question de la formation initiale et continue des professeurs des écoles en langues vivantes. Dans l’attente d’un nombre suffisant de PE formés dans d’autres langues que l’anglais, le SE-Unsa demande que les professeurs de langues vivantes enseignant en collège puissent intervenir dans les classes des écoles primaires.