EAP 2 : ce que nous dit le dernier rapport de l’Igen / IGAENR

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Dans leur dernier rapport "La mise en place des ESPE au cours de l’année 2015-2016", publié le 10 novembre dernier, où ils mesurent les avancées sur l’organisation et le contenu du "tronc commun" des masters MEEF, l’Igen et IGAENR préconisent de renforcer le dispositif EAP2, et ce malgré un bilan en demi-teinte.
 
Pour les inspecteurs, les écueils de la première année de mise en place sont liés à un "calendrier contraint", combiné à des difficultés institutionnelles qui ne devraient pas se répéter après sensibilisation auprès des Direccte et de l’ARF, qui participent au dispositif d’apprentissage.
 
Les inspecteurs généraux estiment aussi que cette alternance "doit davantage être prise en compte par les responsabilités universitaires" qui n’ont "guère facilité l’aménagement de la scolarité". La préprofessionnalisation "reste encore timide" avec une offre de licences pluridisciplinaires "très restreinte".
L’Igen et l’IGAENR proposent de fractionner les 2 demi-journées en établissement en 3 plages horaires. Car de leur côté, les étudiants sont satisfaits de cet "apprentissage progressif" où le tuteur est la "pièce maîtresse".
 
A l’heure du bilan 2015-2016 du dispositif pour sa première mise en place, le SE-Unsa demandait beaucoup plus de suivi afin que ce dispositif d’accompagnement des étudiants vers les métiers de l’enseignement n’en reste pas, comme son prédécesseur, aux balbutiements.
Si nous constatons que des efforts ont été réalisés pour cette rentrée 2016, même de façon très disparate, ces derniers doivent être soutenus et renforcés. Les retours positifs des étudiants et de leurs tuteurs quant à une réelle piste d’amélioration de la préparation au métier ne peuvent souffrir d’autant de zones d'ombre laissant douter de la réelle volonté de croire en ce dispositif.