Éducation à la vie affective et sexuelle : ne cédons pas aux obscurantismes

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Depuis 2003, trois séances annuelles d’éducation à la vie affective et sexuelle sont obligatoires du CP à la Terminale. En novembre 2017, le Haut Conseil à l’Egalité, rapport à l’appui, regrettait que nous soyons toujours très loin de l’objectif, en nombre et en contenu. En effet, Les trois séquences obligatoires ne sont pas du tout la réalité. Quant à leur contenu, il est essentiellement sanitaire, évitant ainsi les sujets de stéréotypes de sexe, de violences faites aux femmes et d'orientation sexuelle.
 
S’emparant du sujet pendant l’été, Marlène Schiappa a annoncé qu’à cette rentrée, Jean-Michel Blanquer et elle enverraient une circulaire à tous les recteurs afin que cette loi soit appliquée.
 
Comme à chaque fois qu’il est question de relancer ces enseignements, les forces réactionnaires se mobilisent et se déchaînent sur les réseaux sociaux notamment, en diffusant rumeurs et fausses informations. Elles espèrent que les pouvoirs publics reculent comme ils l’ont fait avec les ABCD de l’égalité en 2014.
 
Le SE-Unsa attend de l’institution scolaire, d’une part qu’elle affirme que l’éducation à la vie affective et sexuelle fait bien partie des missions de l’Ecole, d’autre part qu’elle forme et soutienne ses personnels pour dépasser les craintes individuelles et résister aux mises en cause.
 
 
Le 4 septembre 2018
Stéphane Crochet
Secrétaire général