Enseignant d’EPS : un métier reconnu accidentogène

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Le CCHS (Comité central d’hygiène et de sécurité) s’est réuni le 16 juin. Un constat  alarmant y a été fait : 3% des enseignants d’EPS ont eu un accident du travail reconnu pendant l’année 2010, contre moins d’1% pour les PLP ou les PE.

Le métier d’enseignant d’EPS est reconnu accidentogène.
C’est ce que ne cesse de dénoncer le SE-Unsa à l’appui de nombreuses remontées de terrain et de commissions de réforme.

Une enquête, diligentée par la MGEN et le MEN en 2009, a aussi pointé que 46% des PEPS estiment souffrir de problèmes de santé, ce taux passant à 70% pour les plus de 50 ans. Ces souffrances se portent essentiellement sur le dos et les différentes articulations, mais il ne faut pas occulter la souffrance psychologique qui atteint 66% d’entre eux.
Au-delà de ces constats d’accidents trop nombreux que ce soit dans les gymnases, les stades ou sur les trajets pour rejoindre les installations, le SE-Unsa exige que dans chaque département, chaque académie, le CHS se saisisse de ce problème crucial.

La santé au travail doit devenir un axe prioritaire pour le ministère. Le SE saura lui rappeler ses devoirs vis-à-vis de ses personnels, c’est l’un de ses mandats syndicaux.

Des actions de prévention, de formation, mais aussi des possibilités diverses de reconversion doivent être envisagées pour les enseignants d’EPS, c’est une demande impérative pour le SE-Unsa.