Enseignements artistiques au collège : Le SE-Unsa dénonce des conditions d’exercice difficiles

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Fin mars 2019, la mission d’études sur les enseignements artistiques au collège lancée par l’Inspection Générale de l’Education Nationale et l’Inspection Générale de l’Administration de l’Education nationale adressait une série de questions aux principales organisations syndicales et aux associations disciplinaires. Quelles positions a porté le syndicat des enseignants de l’Unsa ?
 
Des questions essentielles
 
Les questions de la mission d’études portaient uniquement sur le niveau collège : le rôle des enseignements artistiques dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture en premier lieu. Les questions évoquaient non seulement les contenus d’enseignement, mais aussi des dispositifs tels que les classes à horaires aménagés. les s’intéressaient aussi aux locaux, aux équipements, au parcours d’éducation artistique et culturelle. La deuxième partie du questionnaire se concentrait sur les conditions de travail des enseignants, leur place dans l’établissement, leurs conditions d’exercice, leur formation initiale et continue ou encore les risques psycho-sociaux qu’ils peuvent subir. La dernière partie du questionnaire revenait sur les pratiques professionnelles des enseignants.
 
Des conditions d’exercice difficiles selon le SE-Unsa
 
Les enseignants d’arts plastiques et d’éducation musicale interrogés par le SE-Unsa ont témoigné d’une très forte insatisfaction professionnelle liée à l’horaire très faible, aux conditions matérielles, à l’absence de continuité des enseignements, au manque fréquent de reconnaissance des apports des enseignements artistiques par les communautés éducatives.
 
Le SE-Unsa a mis en avant les nombreux postes à complément de service, les remplacements difficiles, les possibilités de mutation très réduites, ou encore le recours important aux contractuels en éducation musicale. Nous avons aussi fait état de très nombreux contentieux avec les chefs d’établissement dans la prise en compte des heures de chorale.
 
Un sentiment d’isolement pour les collègues
 
Le nombre très réduit d’IPR rend difficile l’accompagnement des collègues en difficulté. Le sentiment de faible reconnaissance de la part des élèves, des familles et parfois des équipes de l’importance et des apports des disciplines artistiques empêche les enseignants d’éprouver la satisfaction du « travail bien fait » et les expose particulièrement aux risques psycho-sociaux.
 
Le grand nombre de postes partagés ne facilite pas la mise en place de projets communs avec les autres disciplines, y compris dans le cadre des EPI ou du PEAC. D’autres problèmes se posent dans la ruralité : salles partagées avec d’autres enseignements, absence d’une salle de spectacle, difficultés pour investir dans le matériel indispensable (ordinateur plus puissant, clavier et piano numérique, chaîne hifi de qualité…).Par ailleurs, les possibilités d’accéder à une offre culturelle sont limitées et coûteuses en temps de déplacement et en budget de transport.
 
La proposition du SE-Unsa
 
Le SE-Unsa propose d’étudier la création, dans le service des professeurs de disciplines artistiques volontaires, d’un forfait de 2 heures consacrées à un projet théâtre/musique/arts plastiques, ou à un projet école/collège, pour faire vivre l’éducation artistique et culturelle et ainsi réduire le nombre de postes partagés.