Espé : un besoin urgent d’amélioration

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L’année 2014-2015 est encore une année difficile pour tous les protagonistes de la formation initiale : les stagiaires, les formateurs, les académies, les universités et les Espé.

Au regard des premiers mois de l’année de fonctionnaire stagiaire nouvelle formule, le SE-Unsa multiplie les interventions : ministère, parlementaires, comité de suivi national… Il y a urgence à améliorer le climat dans les Espé. Nous faisons d’ailleurs des propositions concrètes immédiatement réalisables.

- Il faut généraliser un outil de suivi partagé entre les différents formateurs et les stagiaires. C’est le moyen de concrétiser l’alternance intégrative permettant que le stage en responsabilité et la formation soient au service l’un de l’autre.

- Les attendus et les critères de réussite de l’année de stage doivent être lisibles et connus par tous dès la rentrée. Les étudiants-stagiaires, leurs tuteurs et leurs formateurs pourront ainsi prendre le temps de les partager.

- La différenciation des parcours doit être affinée pour ne pas nier, ni négliger, les acquis anté­rieurs des stagiaires.

- Les stagiaires doivent être particulièrement accompagnés et soute­nus durant les premières semaines. La programmation des enseignements à l’Espé doit en tenir compte. La mise en stage est un plongeon dans la situation professionnelle qui compte beaucoup pour la suite de l’année.

- Le mémoire doit être mieux cadré et accompagné. Les formes de travail collectif doivent être développées. Au-delà d’alléger la charge de travail, de tels choix favoriseraient des habitudes de travail en équipe inhérentes au métier.

- Le continuum de formation de la licence aux premières années d’exercice doit devenir réalité. On ne peut pas se préparer à tout pendant la seule année de stage.

Les générations actuelles d’étudiants et stagiaires ne doivent pas faire les frais, tout comme leurs formateurs, de la transition difficile d’un modèle de recrutement à un autre, surtout quand celui-ci vise une professionnalisation accrue. Ils peuvent en accepter les difficultés à condition que celles-ci soient reconnues, que le processus d’amélioration soit avéré et que le souci de leur équilibre soit réel.