Etablissement public des savoirs fondamentaux : le SE-Unsa reçu au ministère

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Le SE-Unsa a été reçu au cabinet du ministre dans le cadre du projet de création d'Établissements publics des savoirs fondamentaux, L’occasion, pour le SE-Unsa, de développer ses arguments justifiant son refus de cette structure imposée.
 
Le ministère lance (enfin !) les discussions sur l’article du projet de loi pour une « École de la confiance ». Le SE-Unsa a été reçu vendredi 22 mars. À l'issue du vote de l’Assemblée nationale et avant l’examen du texte au Sénat la semaine du 30 avril, le SE-Unsa considère que le texte contient des dispositions inacceptables :
  • Les acteurs des communautés éducatives que sont les enseignants et les parents d’élèves n’apparaissent pas dans le processus de création de l’établissement. Pour le SE-Unsa, l’avis favorable des conseils d’école et des conseils d’administration est indispensable.
  • En transférant les compétences du directeur d’école au chef d’établissement, l’écriture actuelle du texte suppose la disparition des directeurs. Pour le SE-Unsa, la présence des directeurs dans les écoles est une nécessité, tant du point de vue du fonctionnement de l’école que des relations avec les partenaires.
  • Dans l’article de loi, le chef d’établissement a un chef d’établissement adjoint en charge des classes du 1er degré. Il s’agit donc d’un personnel appartenant au corps des personnels de direction, qui ne serait donc plus professeur des écoles et qui, comme tout personnel de direction, aurait un lien hiérarchique envers les enseignants. Pour le SE-Unsa, le supérieur hiérarchique doit rester l’IEN.
Même si les discours ministériels et parlementaires se veulent actuellement rassurants, notamment sur le maintien des directeurs, le SE-Unsa considère que l’écriture actuelle du texte ne présente pas de garanties. Pire, l’article de loi, en allant plus loin que les regroupements physiques écoles-collège qui existent aujourd’hui sur la base de constats et d’objectifs souvent partagés par tous les acteurs, prend le risque d’enrayer des projets de territoire.
 
Le SE-Unsa poursuit donc son travail auprès du ministère, des parlementaires, des représentants nationaux des collectivités et des parents d’élèves.  Avec d’autres organisations, il propose aux équipes et aux parents d’élèves d’interpeller les élus (lire ici). Pour le SE-Unsa, l’établissement des savoirs fondamentaux fait partie des sujets à mettre en avant lors de la journée du 30 mars (ici) : pour cela, retrouvez, en PJ, un tract et une affiche.