Étudiants apprentis professeurs : timide amélioration à la rentrée 2016…

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Le dispositif EAP2 mis en place à la rentrée 2015 a été reconduit à la rentrée 2016. Alors qu’il s’agit de soutenir le recrutement d’enseignants et de développer des modalités de formations professionnalisantes dès la licence, le SE-Unsa regrette encore la trop faible lisibilité du dispositif qui nuit à son succès.
 
Les calendriers de recrutement sont hétérogènes. Alors que les candidatures étaient à déposer avant le 20 avril 2016 à Bordeaux, elles le seront pour le 16 décembre prochain à Créteil. Si une page dédiée du ministère renvoie désormais vers les pages des rectorats sensées informer sur les mises en place locales du dispositif EAP2, quelle n’est pas la surprise à chaque clic…. Seuls 18 liens sur 30 académies renvoient réellement sur une page EAP2 ; pour les autres, les liens sont erronés, amènent vers la page d’accueil du rectorat ou sur des pages non à jour.
 
Si les rectorats ayant dédié une page à la publication d’informations sur leur recrutement d’EAP2 sont plus nombreux qu’en 2015, seuls 4 rectorats publient leur nombre de contrats offerts (Limoges : 3, Paris : 80, Poitiers : 16, Strasbourg : 24) pour un total qui reste faible et loin des 1100 annoncés et on ne dispose d’aucun chiffre pour les 26 autres académies.
 
On note aussi que là où le recrutement est mis en place, les rôles partagés entre rectorat et université sont cette année mieux explicités : envoi de la candidature aux universités pour avis du responsable de la formation universitaire puis transfert de la candidature au rectorat pour une étude en commission académique. Mais ce fonctionnement bien que très répandu ne vaut pas règle générale.
 
De même, les personnes ou services référents des rectorats en charge du dossier EAP2 ainsi que leurs coordonnées sont davantage désignés et indiqués qu’en 2015.
 
Enfin, on remarque l’initiative de certains rectorats d’élargir le dispositif à d’autres disciplines que lettres, mathématiques, allemand ou anglais pour les recrutements dans le second degré (occitan et basque à Bordeaux, synergie et parcours scientifique pluridisciplinaire à Orléans-Tours, psychologie et Staps à Reims). On peut y voir une volonté de répondre aux commandes chiffrées ministérielles malgré des difficultés sur les 4 disciplines nationalement énoncées mais sans aucun doute aussi une adaptation aux besoins du terrain.
 
Le dispositif EAP2 peine donc à prendre sa place. Pourtant un récent rapport de l’Inspection générale préconise le renforcement du dispositif.