Fin de contrat AVS : Vais-je être renouvelé.e sur un contrat PEC ? Comment postuler sur un CDD d’AESH ?

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Les fins d’année scolaire se suivent et se ressemblent tristement pour les collègues en contrat aidés. Malgré les annonces de poursuite de transformation des contrats aidés en contrat d’AESH, et malgré l’arrivée du PEC (Parcours Emploi Compétence) pour remplacer les CUI-CAE, de nombreuses et nombreux AVS se voient notifier leur fin de contrat sans propositions de renouvellement dans l’un ou l’autre statut.

Pour voir son contrat aidé d’AVS transformé en PEC, dans la majorité des cas, il faudra vraisemblablement attendre la rentrée.
En effet, ce n’est qu’au cours de l’été que le ministère de l’Éducation Nationale devrait recevoir « l’enveloppe » complémentaires des 30 500 contrats PEC qui lui seront alloués pour l’année scolaire 2018-2019.
Pour les DSDEN et lycées mutualisateurs impossible donc pour l’instant de recruter, ou de s’engager sur un renouvellement.
 
Le CTM (Comité Technique Ministériel) a voté le 15 mai 2018 une modification du décret du 27 relatif aux conditions d’emploi des AESH (lire notre article http://enseignants.se-unsa.org/AESH-Des-conditions-de-recrutement-elargies-pour-une-meilleure-attractivite).
Censé répondre à l’urgence de la rentrée, un mois et demi plus tard, le décret modifié n’est pas encore paru !
Nous savons que dans certains département, des DSDEN désireuses de proposer un CDD d’AESH à des collègues arrivés au terme d’un an de contrat aidé, sont donc là encore dans l’impossibilité de leur proposer ce contrat, faute d’instructions officielles.
En attendant, et même si dans la majorité des cas, les employeurs (DSDEN et collèges et lycées) vont spontanément puiser dans « le vivier » des ex AVS pour recruter des AESH, n’hésitez pas à vous manifester, et à déposer votre candidature avec l’aide du SE-Unsa (lire l’article http://enseignants.se-unsa.org/Fin-de-contrat-CUI-postuler-sur-un-CDD-d-AESH)
 
L'avis du SE-Unsa
Le SE-Unsa dénonce ce nouvel état de fait auquel sont confrontés accompagnants, mais aussi enfant en situation de handicap : dans certains cas, cette impossibilité de renouveler les accompagnant.e.s conduit de nouveau à la situation inacceptable d’enfant non accompagné pour les dernières semaines de son année scolaire. Une telle gestion des ressources humaines, chaque année répétée, n’est décidément pas à la hauteur des ambitions présidentielles en matière de handicap !
Plus de 80 000 personnes exercent les fonctions d’accompagnant d’élèves en situation de handicap.
Quand le ministère se décidera-t-il à organiser une gestion humaine et anticipée de ces acteurs déterminant pour la réussite d’une école inclusive ?