Formation continue : le Sénat court-circuite le dialogue social

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Le 21 mai, le Sénat a modifié le projet de loi pour une école de la confiance, en adoptant un amendement sur la formation continue alors même que le chantier vient de s'ouvrir dans le cadre de l'agenda social.
 
 
Le dialogue social sur la formation continue 
 
Le chantier tant attendu de la formation continue s'est ouvert le 16 mai dans le cadre de l'agenda social, et le Directeur général des ressources humaines y a présenté un projet ambitieux autour de 4 principes : 
 
  • construire un dispositif dans un continuum : formation initiale, continuée, continue ;
  • mobiliser toutes les modalités de formation (individuelle ou collective, présentielle ou distancielle), quelque soit le moment de la carrière ;
  • mettre en place la traçabilité des expériences de formation afin de les valoriser dans le parcours professionnel (diplomation, certification) ;
  • diversifier à la fois les offres de formation et les viviers de formateurs.
Le SE-Unsa accueille favorablement cette vision de la formation continue qui doit à la fois accompagner les agents dans leurs pratiques éducatives et dans leur évolution professionnelle.
 
 
Le Sénat court-circuite le dialogue social
 
Début avril, le minsitère présentait un projet de texte qui introduisait la formation obligatoire pendant les congés scolaires. Le SE-Unsa s'y était fortement opposé (lire Le SE-Unsa dit non à la formation obligatoire pendant les vacances)
 
Le 14 mai, ce texte devait être présenté pour vote au CTMEN, mais le ministre a reculé en retirant le texte de l'odre du jour, préférant que le dialogue social ait lieu. Le SE-Unsa se félicite de cette initiative.
 
Le 21 mai, le Sénat a adopté un amendement qui introduit la formation obligatoire prioritairement en dehors du temps de service, alors même que le sujet ne figure pas dans le projet de texte initial et que le ministre a freiné cette initiative malheureuse. Le SE-Unsa rappelle son opposition à la formation obligatoire en dehors du temps de service.
 
Le SE-Unsa réclame que cet amendement soit supprimé du projet de loi.