Formation des enseignants : le SE-Unsa vous dit tout

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Le SE-Unsa, au sein de l’Unsa-Éducation, siège aux concertations sur la réforme de la formation initiale, aux ministères de l’éducation et de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.


Pour le SE-Unsa, plutôt que faire une nouvelle réforme de la formation qui déstabilise et épuise les acteurs, il faut surtout approfondir et réguler le modèle de formation discutée en 2013 et actée par la loi de refondation. C’est dans cet état d’esprit que le SE-Unsa contribue aux concertations ouvertes par le ministère pour fixer les nouveaux masters meef et le référentiel de formation qui y sera annexé.

Au SE-Unsa, nous défendons une formation professionnalisante avec un ancrage universitaire et qui tiennent compte des besoins des enseignants. Nous ne la laisserons pas devenir un simple formatage. Nous portons une égale reconnaissance des enseignants du premier et du second degré, CPE et personnels éducatifs formés dans un même lieu.


Où en sommes nous ?

Le SE-Unsa vous dit tout en 5 points :

1- Le projet de loi pour l’école de la confiance de J.M. Blanquer a posé les jalons. Elle consacre deux articles aux Espé : changement de nom (INSPé) et changement du mode de nomination dans la gouvernance.

Initialement, le nom proposé par le minstre était INSP.
L’Unsa-Éducation a défendu le "é" de éducation. Un non sujet pour certains, un enjeu pour d’autres et c’est l’Unsa-Éducation qui l’a obtenu.
Alors que les sujets de sociétés rentrent toujours plus dans l’école et dans les salles de classe, alors que la laïcité, l’inclusion scolaire, le climat scolaire, ou les partenariats sont toujours plus au cœur du quotidien, comment accepter l’idée que la formation de demain nie cette évolution, et ne prépare pas les différents personnels à faire équipe et à travailler ensemble.


2- La formation initiale est repensée : pour répondre à la volonté assumée du Ministre de l’éducation nationale de donner une plus grande place à l’employeur dans la définition des contenus de formation, de rapprocher les contenus de formation avec les attentes du terrain avec notamment une augmentation du nombre de formateurs terrains dans la formation, de voir le stage reconnu comme véritable lieu de formation dans l’alternance, mais aussi de rapprocher les maquettes qui peuvent sensiblement varier d’une académie à une autre.

Pour l’Unsa-Éducation, la formation initiale doit avant tout former à la posture professionnelle de l’enseignant et du personnel d’éducation afin que celui-ci puisse exercer pleinement sa mission.


3- Le pré-recrutement sera développé par un nouveau contrat calqué sur le statut des AED pour proposer une expérience professionnelle à des étudiants de la L2 au M1 qui se destinent à aux métiers de l’enseignement et de l’éducation.

À l’Unsa-Éducation, la promotion de nos métiers et la défense de nos budgets sont au cœur de nos actions. Si nous ne sommes pas opposés à ce que des étudiants découvrent de façon très progressive et accompagnée ce qu’est le métier, il est hors de question que ces personnels amputent les équipes de vie scolaire ou soient utilisés comme moyen d’enseignement et de remplacement à part entière.


4- La formation continue : aucune réunion n’a eu lieu pour l’instant, mais l’objectif annoncé est de lui redonner de la vigueur.

Pour l’Unsa-Éducation : c’est obtenir un réel droit à formation. L’ambition du gouvernement sur le sujet doit aussi s’adresser aux enseignants et personnels d’éducation ! Passer de la formation continue au droit de se développer professionnellement, tel est l’enjeu pour le SE-Unsa.


5- D’autres sujets restent en suspens et nous saurons être présents et à vos côtés sur les enjeux autour de la place du concours, du statut de fonctionnaire stagiaire ou encore pour défendre une vision éducative large : articulation entre premier et second degré, formation de l’ensemble des personnels éducatifs.