Formation initiale : les syndicats ont obtenu le report de projets

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Pour le SE-Unsa, il n’est pas possible de changer sans cesse les pièces du puzzle de la formation des enseignants et ceci, sans avoir discuté de la pièce centrale, la place du concours.
 
Depuis des mois, deux projets touchant à la formation étaient en discussion. La premier porte sur la création d’un dispositif de préprofessionnalisation à destination des étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement et de l’éducation. Le second révise le référentiel de formation. Ces deux projets s’inscrivent dans le schéma de recrutement/formation actuel avec le concours en fin de M1 et ont vocation à se mettre en place dès la rentrée 2019.

Ces textes s’inscrivant dans le schéma d’aujourd’hui devaient être finalisés en Comité technique ministériel le 30 janvier. Mais le ministre, lors de son audition par la commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale le 23 janvier a annoncé sa volonté de changer encore la place du concours en master 2. Un changement crucial qui pourrait s’appliquer dès 2021.

Alors que les structures et les acteurs de la formation sortent juste la tête de l’eau de la mise en œuvre de la deuxième réforme profonde en moins de dix ans, que les jeunes et les étudiants commencent à retrouver la lisibilité du système de recrutement, les organisations syndicales unanimes ont demandé et obtenu le report des textes qui devaient être étudiés lors du comité technique ministériel du 30 janvier. Elles demandent que le ministre dise tout de ses intentions et qu’un débat global soit mené.

Une réunion ministérielle a été programmée pour le 5 février. Le SE-Unsa y portera son souhait de maintenir la place du concours actuel et de travailler plutôt à l’amélioration de son contenu et à une entrée plus progressive de l’entrée dans le métier.