GT métier et temps de travail : le SE-Unsa bien seul sur sa proposition !

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Dans le cadre de la troisième séance de travail du GT métier CPE - 19 juin 2014.

39e semaine : le SE-Unsa seul contre tous !

La 3e réunion du chantier-métier CPE, obtenue grâce à l’insistance du SE-Unsa, s’est tenue le 19 juin dernier.

Dans ce cadre, le ministère a proposé, à nouveau, la suppression de la 39e semaine (dite semaine administrative de "petites vacances") des obligations de service des CPE.

Lors de notre travail préparatoire, nous avions identifié un format sécurisant quant à la mise en œuvre d’une telle disposition : passer de 4 à 5 le nombre d’heures hebdomadaires laissées à la libre appréciation des CPE pour l’organisation de leurs missions (c’était aussi l'un de nos mandats historiques depuis la mise en place des 35 h pour les CPE en 2002).

Les autres organisations présentes n’ont pas considéré qu’il s’agissait d’une opportunité intéressante à saisir.

Certains ont estimé que « ce n’était pas la bonne entrée » remettant aux calendes grecques une grande négociation sur le temps de travail (Sgen) ou n’étaient pas convaincus des bénéfices escomptés, estimant que les CPE ne faisaient pas ou peu cette 39e semaine (FO), une méconnaissance visible du terrain et des textes que le ministère s’est empressé de rectifier ; d’autres ont fait preuve de scepticisme et craignaient le déplacement de ces 35 heures sur le temps de présence des élèves (Snes, CGT), un scénario qui, pour nous, aurait valu blocage.

En conséquence, le ministère a profité des divergences syndicales pour envoyer son offre aux oubliettes… et certainement pour longtemps !

Nous sommes déçus pour les collègues car la proposition que nous portions, pouvait, si elle avait au moins été étudiée plus sérieusement par le groupe de travail, être un transfert significatif d’un bloc horaire peu apprécié des collègues (cette semaine est réglementaire même si certains ne la font pas et est sujette à beaucoup de controverse sur son contenu) vers un bloc horaire dont nous avons toujours eu le contrôle (les 4 heures par semaine, laissées sous leur responsabilité, pour l'organisation de leurs missions qui alors passaient à 5 heures).

Pour nous, il s’agissait d’une avancée réelle que les syndicats de chefs d’établissement avaient bien perçue (voir article de leur brochure).

Nous considérons que la profession a certainement raté le coche d’emmagasiner un début de reconnaissance des conditions de travail des personnels d’éducation depuis 2002, et qu’une pareille opportunité ne se retrouvera sans doute pas de sitôt.

Nous gardons ainsi ce mandat de retrait de la 39e semaine et des 5 heures laissées à la libre appréciation des CPE dans notre profession de foi en vue des élections de décembre 2014, afin de saisir toute opportunité future qui se présenterait sur une discussion sur le temps de travail.