L’attractivité du métier d’AESH : on en parle ?

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Annonces ministérielles
 
Élargir les compétences, assouplir les conditions de recrutement pour recruter des professionnels en plus grand nombre, et qualifiés pour intervenir sur tous les temps de vie des enfants et des jeunes, n’appellent évidemment aucune opposition. Ce mandat fait partie de l’ADN du SE-Unsa pour les AESH, et les enfants et jeunes en situation de handicap.
Il va falloir, là encore, préciser rapidement de quelle manière, et surtout avec quels moyens, le gouvernement compte mettre en place ces mesures.
Pour les AESH déjà en poste, recruté.e.s essentiellement au niveau bac, la pilule du DEAS n’est toujours pas passée et il en faudra d’avantage pour les convaincre de continuer leur engagement au service du handicap.
Pour ces collègues, l’attractivité de leur travail se mesure désormais à la reconnaissance de leur statut : rémunération et formation, notamment par la possibilité d’exercer à temps complet, avec une formation incluse dans le temps de travail.
 
L’avis du SE-Unsa
 
Évaluation, formation et évolution de la rémunération sont les grandes absentes des annonces du couple Blanquer-Cluzel. Ce triptyque doit pourtant être au cœur du chantier de professionnalisation des AESH. Sur ces trois points, nous ne cessons de rappeler que le cadre réglementaire existe : la mise en place de l’entretien professionnel, prévu au décret de 2014, répond à ces besoins d’évolution de la rémunération et d’identification des besoins en formation des personnels.
Qu’attend le ministère pour rappeler aux rectorats leur responsabilité dans la mise en place de celui-ci ?