Les Espé deviennent les Inspé : fallait-il changer ?

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Les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation seront rebaptisées, 5 ans après leur création, Instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation. Un changement symbolique et politique.
 
Former ou formater ?
 
Pour le SE-Unsa, il ne fallait pas changer le nom des Espé (lire notre article). Au-delà du coût pour le changement de signalétique, cette nouvelle dénomination va brouiller le repérage des Espé comme école de formation, déstabiliser une fois encore les étudiants qui se destineraient aux métiers du professorats et de l’éducation, épuiser les équipes au sein des Espé. Si le ministre justifie le changement de dénomination dans un souci d’égalité territoriale, il s’agit davantage pour lui de formater la formation, ce que le SE-Unsa refuse.
 
Malgré tout, une victoire. Initialement rebaptisés INSP dans le projet de loi pour une école de la confiance, l’Unsa Éducation a obtenu que soit ajouté le é (lire notre article).
 
Quelle gouvernance pour les Inspé ?
 
Au-delà d'un changement de nom, la gouverannce de ces structures est elle aussi remise en question. Les directeurs des futurs Inspé seront désormais nommés par le gouvernement et non plus élus comme actuellement. Cela traduit une volonté politique forte du ministre de l'Éducation nationale de reprendre la main sur la formation des enseignants et CPE. Le risque de voir les Inspé se couper des universités est donc à craindre.
 
Pour le SE-Unsa, la formation doit prendre en compte la diversité des publics, et proposer des parcours adaptés en fonction des compétences déjà acquises, pour une réelle démocratisation de l’enseignement, avec des enseignants et des CPE qui puissent s’adapter à la diversité des conditions d’exercice et qui ne soient pas en décalage avec les élèves.
 
 
 

 
 
 

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