Lycée / Bac : l’esprit de la réforme ne doit pas être dévoyé !

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En ce début d’année, la réforme du lycée et du bac amorcée depuis février 2018 se met en place concrètement dans les académies et dans les établissements. Carte des spécialités, répartition des DHG, date des épreuves ponctuelles : sur tous ces aspects concrets, le SE-Unsa se positionne pour une réforme utile pour les élèves, qui ne soit pas source de désorganisation, ou de dégradation des conditions de travail, pour les personnels.
 
 
Des moyens à la hauteur des besoins
 
Le SE-Unsa a dénoncé les suppressions de postes annoncées par le ministre en octobre : la volonté dogmatique du gouvernement de supprimer des postes dans l’Education Nationale est injustifiable, alors que les effectifs des élèves augmentent !
 
Pour faire réussir la réforme du lycée, le SE-Unsa revendique :
 
  • Une dotation rectorale suffisante pour financer les enseignements de spécialité sans passer par la marge des établissements (dotation horaire supplémentaire) qui doit être dédiée à des modalités pédagogiques permettant un meilleur accompagnement des élèves (dédoublement, co-animation, accompagnement personnalisé…). L’offre d’options, qui est aussi prélevée sur cette marge, devrait faire l’objet d’une dotation rectorale spécifique !
  • Un calcul des dotations des établissements revu à la hausse : financer 3 enseignements de spécialité par groupes de 35 élèves est une base de calcul trop étroite pour proposer des choix plus ouverts aux élèves et permettre d’ouvrir des enseignements de spécialité à faible effectif.
 
Egalité territoriale : Les engagements ministériels doivent être tenus
 
Tout au long des débats sur la réforme du bac et du lycée, le SE-Unsa a pris position pour :
 
  • Une carte des spécialités ambitieuse qui ouvre le choix des élèves, pour éviter la reproduction des filières existantes du bac général. Les lycées des quartiers prioritaires doivent bénéficier de spécialités rares pour renforcer leur attractivité.
  • Une prise en compte spécifique des établissements isolés ou des petits lycées : la création de réseaux d’établissement peut être utile en milieu urbain mais n’est pas adaptable partout, des moyens supplémentaires doivent être donnés en milieu rural pour assurer une offre suffisante.
 
Dans toutes les instances académiques, le SE-Unsa se battra pied à pied pour obtenir des moyens suffisants pour faire réussir la réforme du lycée. La reconduction à minima de l’offre existante est importante, pour limiter l’impact de la réforme sur les ressources humaines, mais elle ne suffit pas : les moyens pédagogiques alloués aux établissements doivent être abondés pour permettre aux élèves de faire librement des choix de spécialités, en construisant pas à pas leur projet d’orientation. Concernant la mise en œuvre locale de la réforme, le SE-Unsa fait aussi des propositions pour assouplir la mise en œuvre des épreuves ponctuelles, à retrouver dans cet article.