Lycées : le ministère lance le bilan des réformes

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Quel bilan tirer de la réforme des lycées ? Le ministère a réuni les organisations syndicales le 26 novembre pour un premier échange sur la question. Des représentants des chefs d’établissements, des inspecteurs, des parents et des élèves étaient également présents.
 
Les discussions concerneront bien les trois voies du lycée (générale, technologique et professionnelle).

Elles devraient s’organiser autour de 4 thèmes :
  • Parcours, orientation et égalité des chances au lycée,
  • Évaluation et certification,
  • Préparation de « l’après lycée »,
  • Démocratie, autonomie des établissements et vie lycéenne.

Pour le SE-Unsa, la démarche de bilan est positive. Elle doit permettre de repérer les difficultés et de procéder à des ajustements.

Le SE-Unsa demande que, dans le cadre du bilan pour la voie professionnelle, le ministère se penche en particulier sur :

1. les conséquences de la réforme sur la dégradation des conditions d’enseignement : impact des grilles horaires globalisées sur 3 ans, de l’insuffisance de cadrage pour le calcul des DHG, des évolutions des structures sur les effectifs classes et l’hétérogénéité des élèves.
Le SE-Unsa milite pour un cadre national plus contraignant pour un calcul transparent et une répartition équitable des DHG et dans ce cadre revendique :

  • l'abandon de la tri-annualisation des heures élèves en bac pro avec un retour à une grille annualisée, avec une répartition hebdomadaire indicative;
  • un cadrage horaire pour les regroupements de sections de spécialités différentes.

2. l’évaluation certificative et ses conséquences sur le fonctionnement des établissements et la charge de travail des enseignants. Il s’agira d’interroger les modalités de certification mais aussi la pertinence du diplôme intermédiaire.

3. les moyens d’accompagnement des élèves pour diminuer le décrochage, augmenter la réussite à l’examen et faciliter l’insertion des bacheliers pro dans le supérieur. Les enjeux sont de taille :

  • ce sont 20 % des élèves de la voie professionnelle publique qui sont concernés par le décrochage et ils représentent à eux seuls 50 % des décrocheurs;
  • avec 80 % de réussite au bac pro sur les 3 dernières années, c’est 10 % de moins que les bacs généraux et technologiques et ce malgré l’oral de rattrapage institué avec la réforme;
  • seulement 50 % des demandes en STS de bacheliers pro sont satisfaites et 60 % sortent diplômés. Les inscriptions en faculté augmentent sachant que le taux de réussite à la licence est très faible (3 % obtiennent la licence en 3 ans et 5 % en 4 ans).