MEEF : le SE-Unsa défend l’alternance

| popularité : 1%
Selon les informations vérifiées qui ont circulé pendant plusieurs semaines, le principe d’une année en alternance aurait pu être remis en cause pour les futurs stagiaires déjà détenteurs du master MEEF (Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation). 
 

Pour le SE-Unsa, cette mesure aurait porté un coup fatal à la réforme de la formation qui se met déjà difficilement en place. Elle aurait finalement validé qu’il n’y a pas besoin d’être accompagné dans la première situation de responsabilité d’élèves pour construire les compétences professionnelles nécessaires aux enseignants et CPE.

Avec une année où les étudiants valident la première année de master MEEF et passent le concours, et une seconde année en alternance, le schéma de formation/recrutement voulu par la réforme ne concerne finalement qu’une grosse moitié des nouveaux enseignants. Les autres lauréats de concours remplissent déjà les conditions de diplôme avec un master différent du MEEF ou en sont dispensés (parents de trois enfants ou sportifs de haut niveau par exemple). Ils sont néanmoins en alternance avec une formation dite adaptée, adossée au master MEEF. À la rentrée 2015, une nouvelle catégorie apparaît : les lauréats déjà détenteurs du MEEF. N’ayant pas réussi le concours en fin de master 1 MEEF, ils ont alors fini leur master en faisant des stages plus courts dans des lieux parfois différents du milieu scolaire. Dans le même temps, ils se sont concentrés à nouveau sur la préparation du concours. Pour le SE-Unsa, ils n’ont pas pu entrer dans les mêmes questionnements et constructions que les lauréats placés en responsabilité d’élèves à mi-temps tout au long de l’année.

Le SE-Unsa est intervenu activement auprès des multiples interlocuteurs. Cette hypothèse est désormais écartée. Il reste maintenant à définir le contenu du parcours adapté de ces lauréats. Pour le SE-Unsa, ce doit être l’occasion d’améliorer l’ensemble du système.