Missions des directeurs·trices : une tendance à la complexification

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Lors de la conférence de presse du 15 mars, le SE-Unsa a abordé la question de la complexification des missions à travers un exemple : la sécurité.
 
Le directeur est au premier rang pour les questions de sécurité des locaux. Au fil du temps, il s’agit d’une mission qui s’est complexifiée. Cela est dû au contexte sécuritaire qui s’est mis en place dans le pays après des évènements tragiques (état d’urgence, Vigipirate, vigilance attentats). Le directeur doit souvent faire face seul, sans formation ou accompagnement, aux nouvelles exigences. 
PPMS « attentat-intrusion », fermeture des locaux scolaires, contrôle des sacs, procédure de délivrance des agréments… voici ce que vous en dites…
 
P.M, directeur élémentaire 11 classes : « L’ouverture – fermeture des locaux est infernale les jours où je suis en classe. Entre les retards, les retours-départs pour suivi à l’extérieur des élèves, les personnels municipaux, les éventuelles livraisons… je suis, et ma classe avec, dérangé à plusieurs reprises au cours de la journée. »
 
C.B, directrice maternelle 6 classes : « Les seules difficultés que je rencontre, c’est la mise en place du PPMS notamment sur la partie intrusion. Je me retrouve seule face à des injonctions et conseils totalement divergents. Et tout le monde me rappelle que je suis responsable. »
 
D.L, directrice maternelle 5 classes : « On a peu de conseils sur les questions de sécurité ; tout le monde est volontaire mais nous ne savons pas toujours quelles mesures sont le plus adaptées. Evidemment, on a reçu de nombreuses brochures… mais il faut du temps pour se les approprier. »