Mouvements départementaux : et si on tentait une gestion plus humaine ?

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Les opérations d’affectation sont un élément important pour les enseignants, au croisement de considérations professionnelles et personnelles. Le SE-Unsa demande la tenue de groupes de travail pour obtenir un cadrage national des pratiques départementales, trop souvent marquées par des dysfonctionnements (cf. courrier adressé au ministère en PJ).

Pour le SE-Unsa, il est nécessaire de se pencher sur 4 chantiers :
  • les postes à profil, dont la liste s’allonge tous les ans un peu plus. Cette tendance entache l’équité de traitement entre les personnels.
  • le vœu géographique, dont le fonctionnement est peu transparent. Son utilisation permet, de manière illusoire, d’affecter les personnels à titre définitif.
  • la disparition  d’une 2e phase de vœux pour les collègues lors des mouvements complémentaires. Cela renforce l’idée d’une affectation subie.
  • l’incompatibilité déclarée de certains postes avec le temps partiel. Il n’est pas acceptable que des natures de poste soient déclarées, par principe, incompatibles avec le travail à temps partiel.
Un premier groupe de travail sur les postes à profil a eu lieu en février 2016 (ses conclusions seront intégrées dans la note de service mobilité à paraître en novembre), les autres devant se tenir ultérieurement. Le SE-Unsa demande la tenue effective de ces groupes de travail thématiques.

Le SE-Unsa est conscient que ces questions nécessitent un long travail de recensement, d’échanges et de confrontations prenant en compte des situations départementales différentes. Mais il est nécessaire de dégager  des principes afin d’éviter les dérives locales. En lançant la réflexion, le ministère peut conférer à la gestion des ressources une dimension plus humaine.