Mutations second degré, on avance

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Dans un contexte de révision de la loi mobilité des fonctionnaires, les mutations second degré de l’Education Nationale ne sont pas en reste.

Le SE-Unsa a été reçu ce mercredi 14 octobre à la Direction Générale des Ressources Humaines, dans le cadre de la préparation de cette note de service.Il faudra attendre la sortie de la note de service sur les mutations pour que les collègues soient définitivement fixés.

Voici les principales demandes que nous avons portées :

Pour le service en REP, REP+ et politique de la ville, le SE-Unsa a revendiqué que la continuité de service soit enlevée pour les personnels qui ne choisissent pas ce type d’établissement (exemple des TZR). En effet, nous estimons qu’ils ne doivent pas subir la double peine : Enseigner dans un établissement qu’ils n’ont pas choisi, et ne pas avoir la bonification.

Dans le cadre des évolutions de la configuration des familles, nous avons demandé que le Rapprochement de la Résidence de l’Enfant (RRE) soit traité de façon identique au Rapprochement de Conjoint. Les mêmes bonifications d’enfant, de séparation et d’académie non limitrophe doivent être attribuées avec cette mesure du RRE.

Nous avons également proposé que les années de séparation soient bonifiées au-delà des 4 ans.

Concernant les personnels recrutés par la voie du troisième concours ou du concours réservé, nous avons signalé qu’il faudrait éviter que ces collègues passent par le mouvement général. L’idéal étant que leur poste soit réservé par les académies qui les ont incités à passer le concours.

Pour le mouvement des CPIF, nous avons demandé que ces personnels puissent enfin participer au mouvement national. Une instruction ultérieure sera publiée. Nous avons souhaité que ce mouvement tienne compte des préoccupations de nos collègues. En effet, ce sont généralement des postes profilés avec des besoins identifiés particuliers. Le SE-Unsa restera vigilant sur la procédure mise en place.

Nous avons revendiqué que les bonifications des Professeurs d’Enseignement Général de Collège (PEGC) soient placées à la même valeur que celle des collègues qui participent au mouvement général.

Le SE-Unsa est également intervenu pour demander le retrait du plafonnement du vœu préférentiel. Cette stratégie doit rester une possibilité pour les collègues qui ne peuvent pas bénéficier de priorités légales.

Concernant les CIMM, nous avons demandé la création d’un groupe de travail spécifique dans les Départements d’Outre Mer (DOM) concernés. En effet, dans le souci d’un traitement équitable de ces demandes, il nous paraît important que ce soit les DOM qui se prononcent sur la validité d’un dossier. Ceci éviterait un traitement disparate selon les rectorats.

Nous avons aussi attiré l’attention de la DGRH sur le mouvement des cadres de l’UNSS, et plus particulièrement celui des cadres régionaux. Ces collègues relèvent d’un détachement, et doivent être traités comme les cadres nationaux.

Le SE-Unsa est également intervenu sur les procédures d’extension. Dans un premier temps, pour demander un réexamen de ces tables afin de gagner en efficacité. Dans un second temps pour qu’une réflexion soit conduite sur les extensions des DOM.  

Pour le SE-Unsa, il faut revoir le cadrage de la loi de mobilité pour que les fonctionnaires de l’Éducation Nationale puissent bénéficier de conditions optimales dans leur mutation.

Nous serons bien sûr présents pour défendre les intérêts des collègues lors de cette remise à plat des règles de mutation.