Muts inter PsyEN : quand les commissions permettent d’améliorer les mutations

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Ce 8 mars s’est tenue la CAPN traitant du mouvement inter-académique des PsyEN EDA et EDO.
 
Comme l’an dernier, nous avons commencé par dénoncer l’absence de groupes de travail les besoins académiques. Nous avons souligné le nombre important de postes vacants alors que les services académiques n’en ont pas informé le ministère. En Martinique, notamment, aucun collègue ne peut entrer dans l’académie malgré le nombre important de postes vacants. Notre inquiétude s’amplifie au regard des postes mis au concours cette année, dont la baisse est particulièrement préoccupante chez les EDO.
 
Il semblerait que le ministère ait anticipé sur les résultats du rapport Mons-Charvet.
 
Cette année, suite aux modifications du barème, nous avons également dénoncé la baisse des points « stagiaires » et l’absence d’un dispositif transitoire pour les candidats qui ne les auraient pas utilisés l’année précédente. 
Nous avions demandé que la bonification éducation prioritaire soit conditionnée à l’exercice dans ces établissements. Nous regrettons qu’aucun PsyEN n’ait pu en bénéficier cette année, puisqu’elle est inhérente à l’affectation en éducation prioritaire. En effet, aucun PsyEN (EDO ou EDA) ne peut être affecté en éducation prioritaire puisque les établissements d’affectation (CIO ou circonscription) ne sont pas labellisés comme tels. 
 
Pour les postes de DCIO, la définition doit être régie par des critères clairs et transparents discutés au sein des instances de dialogue. Les affectations sur ces postes doivent obéir aux mêmes exigences.
Nous regrettons que la politique de valorisation de la diversité des parcours professionnels ne s’applique pas aux PsyEN : en effet, peu de perspectives sont offertes hormis un changement de corps. La mobilité professionnelle entre les deux valences EDO et EDA n’est toujours pas possible, malgré l’unicité du corps. L’administration nous a répondu qu’un travail de réflexion est actuellement mené à ce sujet par la DGRH.
 
Autre sujet de réflexion du ministère : la gestion de la mobilité des PsyEN EDA. L’harmonisation des pratiques et des outils informatiques devrait permettre aux PsyEN EDA, à terme, d’être affectés en école de rattachement, ce que le SE-Unsa a déjà obtenu dans certaines académies.
 
Malgré notre insistance, certaines académies n’ont pas pu faire l’objet d’augmentations de leurs capacités d’accueil car le calibrage du ministère tenait déjà compte d’un nombre important de postes à pourvoir dans certaines académies où des ex-contractuels ne pouvaient pas rester.
 
Nous pouvons donc regretter que le mouvement n’ait pas été aussi fluide qu’espéré.  Grâce à notre intervention, nous avons néanmoins permis d’améliorer la situation de 8% des collègues qui n’avaient pas obtenu satisfaction avant la CAPN, ce qui porte à 49% le taux global de satisfaction pour ces mutations 2019.
 
Enfin, nous avons profité de cette instance de dialogue pour manifester à nouveau notre opposition à l’appauvrissement du réseau des CIO et pour exiger une concertation concernant le transfert des personnels des Dronisep.
Le SE-Unsa appelle les collègues à se mobiliser le 21 mars 2019.