Négociations PPCR : poser les bonnes questions

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Dès janvier 2016, commenceront des concertations avec le ministère de l’Éducation nationale afin d’examiner les modalités de transposition des mesures PPCR. En effet, si elles fixent des orientations et des bornes indiciaires, ces mesures doivent être déclinées de façon précise aux carrières des enseignants et CPE.

Actuellement, les corps enseignants sont composés de deux grades (classe normale et hors-classe) comportant chacun des échelons. L’avancement d’échelon se fait en trois rythmes différents, plus ou moins rapides, et la promotion de grade sur la base d’un ratio précis. Un barème, dans lequel l’appréciation de la valeur professionnelle apparaît par le biais de notes, assure la progression.

Plusieurs questions se posent alors :
• Notre carrière continuera-telle à se dérouler en 2 grades ? Selon le PPCR, une carrière de fonctionnaire devrait se dérouler sur 3 grades. Quelle sera alors la durée dans chacun des grades et celle nécessaire pour atteindre le dernier ?
• Les indices de début et de fin des différents grades seront augmentés. Pour mémoire : en début de carrière un collègue percevra, en 2019, 190 € bruts mensuels* de plus qu’en 2016. Le dernier échelon de la CN augmentera de 69 € bruts mensuels* et le dernier échelon actuel de la HC de 106 €. Enfin, en 2020, un 8ème échelon de HC supplémentaire sera créé. Reste à envisager la façon dont cela se déclinera concrètement. Quel sera le rythme de passage d’un échelon à l’autre, le temps dans chaque échelon, le nombre de points d’indice pour chacun ?
• Enfin, quel sera l’impact de la mesure de la valeur professionnelle sur la carrière ? Va-t-on vers un rythme unique d’avancement d’échelon, considérant que la carrière ordinaire d’un enseignant ne doit pas être liée à son mérite et ne garde-t-on cette mesure que pour progresser d’un grade à un autre ? Et d’ailleurs, l’inspection reflète-t-elle vraiment la valeur professionnelle ?

Le SE-Unsa examinera alors les réponses apportées par les propositions du ministère avec la volonté d’améliorer les carrières et le pouvoir d’achat des enseignants.