Non à la régionalisation de l’orientation

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Une phrase dans un communiqué de l’association des Régions de France en date du 15 janvier annonce que « le Premier ministre et le ministre de l’Éducation nationale ont  donné leur accord pour que l’orientation puisse être confiée aux Régions, avec le choix laissé au personnel concerné de rejoindre ou non les services de la Région. »
 
Les régions ont-elles parlé trop vite ? Depuis, les propos de leurs représentants sont moins affirmatifs, distinguant information sur les métiers et dimension psychologique de l’orientation. De son côté, le cabinet du ministre a refusé de confirmer l’existence d’un accord avec les régions sur ce sujet.
Quoiqu’il en soit, le SE-Unsa tient à rappeler qu’il est résolument opposé à la régionalisation de l’orientation pour les publics en formation initiale et au transfert des CIO vers les régions, tout en soutenant la nécessité de partenariats forts entre l’Education Nationale et les régions. Les CIO contribuent au Service public régional d’orientation et doivent à ce titre bénéficier de financements régionaux. Mais le transfert des personnels aux régions  serait  inacceptable.
 
L'avis du SE-Unsa
 
Pour le SE-Unsa, les jeunes en formation initiale doivent pouvoir bénéficier des actions de psychologues de l’Éducation nationale , capables d’identifier les besoins de chaque jeune et d’accompagner les équipes pédagogiques pour qu’elles mettent en œuvre les réponses les plus adaptées, avec une attention particulière aux élèves en difficulté,  en situation de handicap, ou donnant des signes de souffrance psychologique. Les psychologues de l’Éducation nationale informent et conseillent chaque jeune dans l’élaboration de son projet scolaire, universitaire ou professionnel dont l’horizon ne peut être limité au territoire régional. C’est tout le sens du combat que le SE-Unsa a mené et gagné pour construire un corps unique des PsyEN de la maternelle à l’université.
Le SE-Unsa demande au ministre de l’Éducation nationale de lever au plus vite les inquiétudes engendrées par la déclaration des Régions de France et se mobilisera fortement si les régions devaient persister dans leur volonté de prendre en main l’ensemble de l’orientation.