Nouveau statut 2nd degré : les exigences du SE-Unsa sur l’indemnitaire

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Le nouveau décret sur « le service et les missions » des enseignants du second degré ouvre la possibilité de nouvelles indemnités.

Le SE-Unsa a obtenu que l’attribution de ces indemnités soit cadrée par circulaire ministérielle.

Le régime indemnitaire est appelé à remplacer les actuelles heures « de labo » qui existent dans cinq disciplines (SVT, Physique, Technologie, Histoire-Géo et coordo EPS).

Pour le SE-Unsa, le nouveau système doit être clair, transparent et équitable.

  • Les disciplines qui ont actuellement une heure « de labo » ou de « coordo » doivent automatiquement en bénéficier.
  • La mission de coordonnateur d’équipe disciplinaire doit ouvrir droit à indemnisation, en particulier lorsque les effectifs enseignants sont importants.
  • La responsabilité de missions particulières (ex : réseau informatique,  autres coordinations, projets…) doit être indemnisée en toute transparence.

Une indemnité pour « effectifs lourds » va être créée.
Elle sera accordée aux enseignants qui effectuent au moins 6h devant plus de 35 élèves. Le SE-Unsa demande la création de seuils adaptés aux effectifs de collège et de LP.

Le dispositif indemnitaire doit également permettre de prendre en compte les situations qui ne sont pas traitées par ailleurs. Le SE-Unsa milite pour que les profs de Technologie bénéficient d’une heure de préparation dans les mêmes conditions que l’heure « de vaisselle » de Physique/SVT (8 h de cours dans les collèges sans agent de labo). Le ministère a refusé de l’intégrer dans le décret « service », il doit le prendre en compte dans le volet indemnitaire.

L’ISOE n’est pas modifiée. Pour le SE-Unsa, la refonte du régime indemnitaire doit être l’occasion de la revaloriser. La part variable en particulier doit être augmentée dans les classes où elle est la plus faible et là où la charge de travail s’est alourdie significativement depuis quelques années (3e et Terminale par exemple).