Nouvelles épreuves du bac : le SE-Unsa pour une mise en œuvre souple

| popularité : 6%
La réforme du bac et du lycée se met en place progressivement, l’an prochain en première et l’an d’après en terminale, avec comme échéance le bac 2021.
 
Le SE-Unsa a défendu tout au long des discussions avec le ministère des modalités garantissant à la fois un bac ambitieux, évaluant des compétences diversifiées, utiles pour l’enseignement supérieur, et le caractère national du diplôme. Le SE-Unsa regrette l’incohérence de l’élaboration parallèle des projets de programme, par le Conseil Supérieur des Programmes, et de la définition des modalités d’épreuves, au sein de la direction générale de l’enseignement scolaire du ministère. L’un ne va pas pourtant pas sans l’autre !
 
 
Non au retour des bacs blancs !
 
Le SE-Unsa a porté dans les discussions une vision ambitieuse des épreuves terminales, impliquant de nouveaux types d’exercices pour mieux préparer les élèves à la réussite dans l’enseignement supérieur. Sera-t-il suivi par le ministre ? Il portera cette position lors de la réunion du Conseil Supérieur de l’Education consacrée à ce sujet, probablement en février.
 
Concernant les épreuves ponctuelles qui compteront pour 30 % de la note du bac, le SE-Unsa s’est positionné pour des modalités souples de mise en œuvre, avec une organisation de l’anonymat assurée par les établissements de manière autonome. Pour le SE-Unsa, ces épreuves ponctuelles ne doivent pas se résumer à des bacs blancs lourds de plusieurs heures, qui nécessiteraient de banaliser plusieurs semaines. Pourquoi ne pas plutôt évaluer des compétences complémentaires et progressives sur la base d’exercices plus limités dans le temps ?
 
Le SE-Unsa invite les enseignants qui s’investissent dans les conseils pédagogiques à proposer des modalités souples et réduites pour ces épreuves en s’opposant à la mise en œuvre d’usines à gaz.
 
Le SE-Unsa a porté deux exigences sur lesquelles le ministère s’est engagé durant les négociations qui ont précédé la réforme :
 
  • la mise en œuvre d’une banque numérique de sujets assurée à l’échelle ministérielle, évoquée dans les textes réglementaires
  • la création d’une indemnité pour correction d’épreuves en cours d’année, pour prendre en compte la charge de travail d’évaluation qui ne sera plus couverte par les indemnités pour correction de copies des épreuves terminales. Le ministère avait annoncé en avril que cette indemnité serait intégrée à l’agenda social du ministère pour l’année 2019.
 
Aller plus loin pour changer le bac et le lycée
 
Le SE-Unsa se positionne depuis de nombreuses années pour faire évoluer le lycée général et technologique et le bac. Si la réduction du nombre d’épreuves terminales va dans le bon sens, le SE-Unsa veut aller plus loin, notamment pour rapprocher la voie générale et la voie technologique, et permettre aux élèves de la voie générale, de choisir des spécialités dans la voie technologique.
 
Le lycée doit mieux préparer les élèves pour réussir dans l’enseignement supérieur : La réforme proposée par le ministère ne va pas assez loin, les programmes disciplinaires restent trop cloisonnés et les compétences utiles dans l’enseignement supérieur ne sont pas évoqués par ceux-ci.
 
Pour le SE-Unsa, un accompagnement des élèves, plus conséquent que les 54 heures annuelles inscrites dans les grilles horaires, doit être assuré, en lien avec les Psychologues de l’Education Nationale, pour les aider à construire leur orientation. Le choix des spécialités ne doit pas devenir un déterminant du dispositif parcoursup pour intégrer telle ou telle filière. Le SE-Unsa se bat, dans les instances académiques qui répartissent les moyens d'enseignement, pour obtenir une offre de spécialités plus large dans les établissements (voir notre article).