PEMF, conseillers pédagogiques, FA : de nouveaux nouveaux textes

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Les textes spécifiant les missions et allègements de service des maîtres formateurs et conseillers pédagogiques du 1er degré ainsi que des formateurs académiques du 2nd degré sont revenus devant le comité technique ministériel de ce mois de juin.

Ils avaient déjà été vus il y a un an, sans pour autant être publiés par la suite. En effet, le conseil d’état, les jugeant insuffisamment précis, les avaient retoqués. La nouvelle rédaction répond à ses exigences mais les modifications ne portent pas seulement sur des reformulations.

La quotité de décharge de service pour les professeurs des écoles maîtres formateurs (PEMF), actuellement d’un quart du service d’enseignement, se verrait inscrite dans une fourchette d’un quart à un tiers à la rentrée 2016. La quotité attribuée à chacun serait modulée en fonction des missions confiées et arrêtée par le Recteur.

Pour les conseillers pédagogiques, pas de changement. Le texte confirme la décharge totale de service.

Pour les professeurs formateurs académiques (FA), la décharge de service prévue est de 3à 6 h (2 à 3 demi-journées pour les documentalistes). Pour eux aussi, la quotité attribuée à chacun sera modulée en fonction des missions confiées et arrêtée par le Recteur. S’agissant des CPE, pour qui les missions de formation sont déjà présentes dans les statuts, le texte prévoit un aménagement de service spécifique sous l’autorité du recteur dans le cas des CPE formateurs académiques.


Des textes source de progrès mais aussi de risques

L’Unsa-Education s’est abstenu sur ces textes. L’inscription des décharges de service dans des décrets leur confère une assise réglementaire importante qu’ils n’avaient pas jusqu’alors. C’est donc une avancée. Mais celle-ci est atténuée par le principe d’une modulation individuelle selon des critères flous.

Les PEMF croulent aujourd’hui sous les multiples missions qui leur sont confiées pour une décharge d’un quart du service d’enseignement. Pour l’Unsa-Education, il n’est pas acceptable de voir l’augmentation de la décharge soumise à l’acceptation individuelle de nouvelles tâches qui, par ailleurs seront sûrement alourdies au fil de l’année. Pour les formateurs académiques aux missions différentes, la modulation peut s’entendre plus aisément. Néanmoins, l’exigence de transparence demeure.

Désormais conformes aux souhaits du conseil d’Etat, ces textes devraient être publiés rapidement. Ils devront être complétés de circulaires d’application qui préciseront la mise en œuvre. Le ministère s’est engagé à discuter ces circulaires avec les organisations syndicales pour lever les craintes. L’Unsa-Education exigera des critères transparents et des modalités d’attribution des décharges qui empêchent, la discussion individuelle et donc la pression pour les PEMF et FA qui la vivent déjà.