Plan mercredi : le ministre ne réinvente rien

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Le ministre a détaillé son « Plan Mercredi ». Le SE-Unsa livre son analyse d’un plan qui n’est pas sans poser quelques problèmes.
 
Côté financement
Le financement de la CAF va être doublé (de 0,54 à 1 euro). Il s’agit en apparence d’un bel effort financier mais… avec le retour à 4 jours estimé à 70% des communes, l’État va économiser 300 millions d’euros sur le fonds de soutien (dont le budget est de 400 millions).
Il faut noter également que le financement n’est pas modulé selon les communes. Rappelons que le fonds de soutien pour les activités périscolaires est lui différent selon que les communes perçoivent « la dotation solidarité » ou pas, prenant ainsi en compte le contexte économique et social des communes.
 
Côté encadrement
Le ministre parle de « périscolaire » pour un mercredi sans école ; le terme approprié est celui d’ « extrascolaire ». Mais le glissement lexical n’est pas anodin : les taux d’encadrement sont plus desserrés pour le temps périscolaire (1 pour 14 enfants de moins de 6 ans et 1 pour 18 enfants de plus de 6 ans dans le périscolaire - décret 2016-1051) que pour le temps extrascolaire (1 pour 8 enfants de moins de 6 ans et 1 pour  12 enfants de plus de 6 ans).
 
Côté pratique 
Les précisions n’arriveront que mi-juillet pour une mise en place en septembre, ce qui laisse peu de temps aux communes. Autre difficulté liée à la répartition des compétences sur le terrain : la compétence périscolaire est parfois gardée par la commune alors que la compétence extrascolaire a été transférée à l’intercommunalité. Pour les communes concernées, c’est le flou dès le début.
 
L'avis du SE-Unsa
Pour le SE-Unsa, il est louable que le ministre se préoccupe de ce que font les enfants le mercredi…
Mais ce plan masque au final un désengagement de l’État tout en niant les situations sociales des communes.