Qualité de vie au travail : rendez-vous raté

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Rien, nada, nothing… la liste pourrait encore s’allonger. C’est le résultat de la négociation sur la qualité de vie au travail des fonctionnaires. Les décisions issues des discussions menées entre les organisations syndicales et le ministère de la Fonction publique resteront dans le tiroir des occasions manquées. Les avancées de ce texte, approuvées par l’Unsa, ont en effet été rejetées par la majorité des organisations syndicales(*).

Pourtant, pour la 1ère fois, un gouvernement prenait en considération la santé mentale et les conditions de vie quotidienne des fonctionnaires. L’amélioration de la qualité de vie au travail devenait un enjeu majeur.
Pourtant, pour la 1ère fois, des mesures étaient envisagées afin d’articuler de façon plus harmonieuse vie professionnelle et vie personnelle. Cela nous aurait permis de mener, à l’Éducation nationale, des négociations sur une charte de gestion du temps des enseignantes et enseignants. On aurait pu alors limiter l’inflation de la «réunionite» ou veiller à une bonne utilisation des courriels et sollicitations hiérarchiques électroniques.
Certes ce texte ne faisait pas tout mais il ouvrait des perspectives d’améliorations concrètes et permettait au SE-Unsa de développer plus aisément les revendications concernant les 8 leviers pour améliorer l’articulation vie perso/vie pro dans l’Éducation nationale (cf p. 21).
Les arguments donnés par ceux qui ont refusé ces avancées relèvent davantage de considérations extérieures que du contenu même du texte. Le rejet des syndicats concernés marque leur opposition à la politique générale du gouvernement en direction de la Fonction publique. Pour eux, il faut attendre une majorité qui fasse une politique jugée plus favorable aux fonctionnaires pour acter des avancées. Peut-être celle issue des élections de 2017 ! En attendant, rien ne bougera.

Nous sommes souvent interrogés pour savoir ce qui différencie les syndicats. Ce dossier en est un exemple : faut-il ou non acter des avancées même dans un contexte difficile même si on n’a pas tout obtenu ? À l’Unsa, nous avons choisi d’être utile aux fonctionnaires et aux enseignants, dès que nous considérons qu’il y a du «plus» pour les personnels que nous représentons. C’était le cas ici !

(*) Dans la Fonction publique, pour être validé, un accord doit être signé
par des syndicats dont le poids électoral additionné pèse plus de 50 %
des électeurs aux dernières élections professionnelles.
Sur l’accord concerné, la Cgt, Fo la Fsu et Solidaires ont refusé d’approuver ce texte.