Quel avenir pour le diplôme intermédiaire ?

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La généralisation du parcours en 3 ans vers le bac pro s’est traduite par une augmentation très importante du nombre de bacheliers. Le diplôme intermédiaire (DI), institué lors de la réforme pour garantir un diplôme à ceux qui n’accèderaient pas au bac, est de moins en moins utile alors qu’il alourdit sensiblement la charge évaluative. Sans compter qu’il a de moins en moins de valeur d’usage auprès des employeurs. Face à cette réalité, le ministère engage une réflexion avec toutes les parties prenantes (représentants des enseignants et des corps d’encadrement, Inspection générale, représentants des branches professionnelles) sur l’avenir de ce DI, un BEP dans la très grande majorité des cas.
 
Plusieurs scénarios sont à l’étude :
  • maintien du DI mais modalités allégées (par exemple attribution par le conseil de classe au vu du contrôle continu ou attribution du DI à tous les candidats ayant obtenu entre 8 et 10 de moyenne au bac pro) ;
  • suppression du DI et introduction d’épreuves anticipées du bac pro en première. Ce scénario permettrait  de baliser le parcours vers le bac pro et de réorganiser les enseignements entre la première et la terminale. Il alignerait l’organisation du parcours bac pro sur les voies générales et technologiques.
Le ministère ne connait pas le nombre de jeunes qui sortent avec le seul DI. Néanmoins, au vu de son impact très faible pour l’insertion, la question de sa suppression est légitime. Interrogés l’an dernier par le SE-Unsa, vous avez soutenu sa suppression à une faible majorité. Le débat est ouvert.