Réforme bac / lycée : le SE-Unsa consulte ses adhérents

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La mission Mathiot a présenté, le mercredi 24 janvier, son rapport sur la réforme du bac et du lycée. En parallèle de la consultation qui a précédé la remise du rapport, le SE-Unsa a voulu consulter ses adhérents enseignants, CPE et psychologues affectés dans les lycées généraux et technologiques sur les changements qui leur semblaient prioritaires en matière d’évaluation, d’orientation, de pédagogie et d’organisation des enseignements.
 
Examen du bac : quel rôle ?
 
Les adhérents du SE-Unsa le voient en premier lieu, pour 2/3 des réponses, comme une certification des acquis de l’enseignement secondaire, dans une moindre mesure comme une contribution à l’orientation (1 réponse sur 6) ou une vérification de l’acquisition d’une culture commune (1 réponse sur 6 aussi).
 
Semestrialisation, séries, évaluation : quel positionnement dans le débat éducatif ?
 
Concernant les différentes propositions du rapport qui ont émergé dans le débat éducatif, les adhérents du SE-Unsa se positionnent en faveur de la semestrialisation, pour les 2/3 d’entre eux, tandis que le dernier tiers se prononce pour le trimestre ou ne prend pas partie. Les résultats sont plus serrés pour la suppression des séries (45 % pour, 45 % contre, 10 % sans avis) et très réticents concernant la fusion des voies technologiques et générales. Dans leur grande majorité, les adhérents du SE-Unsa sont attachés, à terme, à la transformation du lycée vers une organisation modulaire, plus libre, des enseignements.
 
En ce qui concerne le diplôme du baccalauréat et l’introduction proposée d’une part de contrôle continu, 60 % des réponses sont en faveur d’épreuves organisées localement sous forme de partiels. Le contrôle continu sous forme de moyennes n'est approuvé que par un tiers des collègues et le contrôle en cours de formation (sur le temps de cours) n'est choisi que par un tiers des collègues.
8 répondants sur 10 se prononcent pour une évaluation prenant en compte à la fois la classe de première et de terminale.
8 réponses sur 10 sont aussi favorables à la prise en compte de niveaux de maîtrise des principales compétences visées par les enseignants mais restent attachées à la notation sur 20.
Pour 90 % des répondants, la part du contrôle continu ne peut être supérieure à 50 %.
 
Quelles épreuves pour un baccalauréat rénové ?
 
Le débat éducatif s’est aussi intéressé à la nature des épreuves terminales du baccalauréat. Pour les 2/3 des adhérents du SE-Unsa qui ont répondu à l’enquête, il faut laisser une discipline au choix dans le cadre des 4 épreuves proposées par le rapport. Les autres réponses se partagent à moitié entre le maintien d’une épreuve de philosophie et la création d’une épreuve transdisciplinaire.
 
Le questionnaire permettait aussi aux adhérents de se positionner sur leurs espoirs et leurs craintes dans la perspective d’une réforme du bac et du lycée. Beaucoup de collègues s’inquiètent de potentielles suppressions de postes, et rappellent leur attachement au caractère national du diplôme du baccalauréat. Ils veulent encadrer le contrôle continu pour éviter le développement d’inégalités entre établissements.