Réforme des retraites : droit à solidarité et gouvernance

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La réunion du 17 avril entre l’Unsa et le Haut-commissaire à la réforme des retraites (HCRR) avait pour objectif d’échanger sur les droits de solidarité dans le cadre d’un système universel de retraites et de réfléchir sur la gouvernance d’un tel système.
 
Le HCRR a rappelé que permettre de préserver la prise en compte des interruptions involontaires d’activité par le système de retraite est possible dans un système par points.
 
Dans un système universel à points, le montant de la pension est calculé sur l’ensemble de la carrière et non plus sur une période donnée (6 derniers mois pour les fonctionnaires et les salariés des régimes spéciaux et les 25 meilleures années pour les salariés du privé).
 
Pour l’Unsa, il est donc indispensable que les périodes d’inactivité soient prises en compte lorsqu’un revenu de remplacement destiné à compenser la perte de revenu professionnel est assuré (allocation chômage, indemnité journalière…).
 
Ainsi, pour l’Unsa, les périodes de chômage, de maladie doivent donner droit à des points retraites afin de ne pas peser sur le montant de la future pension.
 
L’Unsa a aussi rappelé sa revendication de voir porter la pension minimale au Smic pour un salarié ayant réalisé toute sa carrière au Smic.
 
En ce qui concerne l’allocation de solidarité pour les personnes âgées, l’Unsa a rappelé que celle-ci devait être financée par la solidarité nationale pour être portée au niveau du seuil de pauvreté.
 
Pour conclure cette réunion de concertation, l’Unsa a rappelé son attachement fort à une gestion paritaire du futur système. Ainsi la valeur du point, le niveau des cotisations, la gestion des réserves du système, la revalorisation des pensions devront relever des décisions prises exclusivement par le Conseil d’administration.