Réforme du bac : SE-Unsa, syndicat utile !

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Le SE-Unsa est un syndicat utile.
Refusant une posture d’opposition facile mais stérile, il a étudié le projet de réforme du bac et fait des propositions pour le faire évoluer au service des élèves et des personnels qu’il représente.
Parce qu’il a obtenu des avancées significatives, il a soutenu le décret bac au Conseil supérieur de l’Éducation tout en marquant son désaccord sur certaines dispositions de l’arrêté mettant en œuvre le contrôle continu.
 
Qu’avons-nous obtenu ?
 
Concernant le contrôle continu
  • Nombre d’épreuves : le projet initial prévoyait que les 3 épreuves communes du contrôle continu concernent tous les enseignements obligatoires. Le SE-Unsa a obtenu leur limitation aux enseignements communs qui n’ont pas d’épreuves terminales. Nous avons porté la réduction du nombre d’épreuves communes et l’avons obtenu pour l’enseignement scientifique et la 3ème spécialité de première. Le nombre d’épreuves communes passe ainsi d’une trentaine à une dizaine.
  • Calendrier : le SE-Unsa a obtenu de mieux répartir les épreuves tout au long de l’année de terminale. Voir notre article.

Concernant les conditions de travail
Le SE-Unsa a obtenu l’inscription de la création d’une indemnité forfaitaire pour les épreuves communes du contrôle continu à l’agenda social du ministère, ce qui pourrait permettre la prise en compte des actuelles épreuves en cours d’année. Voir notre article.

Concernant le poids des épreuves
Le SE-Unsa a obtenu un meilleur équilibre des coefficients pour les 2 bacs. On parlait d’un grand oral trop déterminant, son poids est finalement limité à 10 % dans la voie générale. Dans la voie technologique, l’oral en lien avec le projet technologique est davantage valorisé (14%). La philosophie, enseignée 2 heures seulement dans la voie technologique, voit aussi son poids diminué (4% au lieu de 8%).

Questions de vocabulaire
Les Humanités Scientifiques et Numériques à la définition floue deviennent « enseignement scientifique » comme le SE-Unsa le réclamait. Le « grand oral » de culture générale est devenu une « épreuve orale finale » qui s’appuie sur un projet d’après l’arrêté sur le bac général et technologique.

Concernant le rattrapage
On abandonne les solutions bancales. Le ministère revient sur sa proposition de choix entre l’examen du livret et une épreuve de rattrapage dénoncée par le SE-Unsa car « piégeuse » pour les élèves et leurs enseignants. Elle est transformée en deux épreuves orales sur les disciplines passées en épreuves terminales.

Le nouveau bac n’est que la première partie de la réforme du lycée. Le travail sur le bac va se poursuivre avec les définitions des épreuves, la banque nationale numérique, le contenu de la nouvelle indemnité.
Un deuxième acte s’ouvre également avec la définition de nouveaux enseignements et de nouvelles grilles horaires.

Le SE-Unsa sera au rendez-vous pour défendre une amélioration des conditions de travail dans les lycées.