Réforme du bac : ce qui va changer de 2018 à 2021

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Les premiers éléments réglementaires de la réforme du bac ont été présentés le mercredi 21 mars au Conseil supérieur de l’Éducation.
Le projet ministériel prévoit un allègement des épreuves terminales et la mise en place d’un contrôle continu encadré.
Le SE-Unsa revient sur les principaux changements prévus pour les prochaines rentrées et sur les revendications qu’il a défendues. Les changements concernant l’organisation du lycée (spécialités, enseignements facultatifs) ne seront précisés qu’en avril.
 
Le SE-Unsa a accueilli favorablement le décret ministériel qui pose les grands principes du nouveau bac, mais a voté contre l’arrêté qui organise concrètement le contrôle continu car nous le jugeons trop lourd avec la prise en compte des bulletins et les épreuves communes.
Ni adepte de la chaise vide, ni « béni oui oui », nous allons continuer à faire des propositions pour obtenir un bac exigeant et sécurisant pour les élèves (à retrouver dans notre article « Bac 2021 : ce qu'il faut encore faire bouger »).
 
Sur la banque numérique de sujets, sur la définition de l’épreuve orale ou encore sur la reconnaissance de la charge de travail des enseignants pour le contrôle continu, le SE-Unsa sera au rendez-vous des prochaines concertations pour obtenir des avancées concrètes ! 
 
Ce qui va changer en 2019, 2020 et 2021
 
 
Contrôle continu
Epreuves terminales
2018/2019
Sans changement
Sans changement
2019/2020
Mise en œuvre des épreuves de contrôle continu en milieu et en fin d’année pour les enseignements communs qui n’ont pas d’épreuve terminale (histoire-géographie-EMC, LV1, LV2) en classe de première. L’EPS continue à être évaluée en contrôle en cours de formation. La spécialité qui n’est pas poursuivie en terminale et le nouvel enseignement scientifique font l’objet d’une seule épreuve commune de contrôle continu en fin d’année.
Changements prévus pour les épreuves anticipées de français (précisions à venir). Le SE-Unsa consultera prochainement les enseignants de lettres.
2020/2021
Dernière série des épreuves communes de contrôle continu au cours du 2e trimestre.
Au 3e trimestre, épreuves des deux spécialités, puis épreuve orale finale (dont les modalités restent à fixer) et épreuve de philosophie.
 
À quoi ressemblera le bac 2021 ?
 
Le principal changement est l’introduction d’un contrôle continu sous deux formes différentes dans le calcul de la note finale (Plus d’informations dans notre article « Contrôle continu : faire confiance aux équipes pédagogiques »).
Le SE-Unsa a obtenu la reconnaissance de cette charge de travail avec l’inscription de la création d’une indemnité forfaitaire pour les épreuves communes de contrôle continu à l’agenda social du ministère.
Plus d’informations dans notre article « Conditions de travail : des avancées pour le SE-Unsa ! ».
 
 
 
Contrôle continu
Épreuves terminales
Enseignements communs
10 % de la note du bac sur la base des bulletins trimestriels ;
30 % de la note du bac sur la base des épreuves communes de contrôle continu (sauf français et philosophie).
- Épreuve anticipée écrite et orale en français en fin de première (5% + 5% de la note finale) ;
- Épreuve de philosophie en fin de terminale (8 % de la note finale).
Enseignements de spécialité
3e spécialité évaluée en fin de première (dans les 30 % du contrôle continu)
- Une épreuve terminale pour chaque spécialité comptant chacune pour 16 % de la note finale ;
- Une épreuve orale finale adossée à une ou aux deux spécialités (10% de la note finale)
Enseignements facultatifs
Intégrés dans les 10 % sur la base du contrôle continu
 
 
 
Des éléments qui restent à préciser
 
Des textes officiels seront bientôt publiés pour préciser le contenu des épreuves terminales, les intitulés des enseignements de spécialité, des enseignements facultatifs, notamment pour la seconde, ou encore pour fixer l’organisation du contrôle continu.
 
Le SE-Unsa continue à s’engager dans la concertation sur la réforme du lycée pour réduire les inégalités entre les établissements, et entre les différentes filières du lycée.
C’est l’objet de notre article « Hiérarchisation des filières : on arrête quand ? ».
Nous regrettons que la possibilité de suivre des enseignements technologiques dans la voie générale, prévue dans le rapport Mathiot, soit minorée dans le projet ministériel. Enfin, la possibilité d’accéder à tous les enseignements de spécialité doit être garantie sur tout le territoire.