Réforme du lycée GT : le SE-Unsa propose la création d’une nouvelle fonction pour le suivi des élèves

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Avec la réforme du lycée GT, le suivi des élèves doit évoluer : quelle organisation des conseils de classe ? Quelle place pour les professeurs principaux ? Quand les parcours des élèves sont plus individualisés et les groupes-classes plus éclatés ?
Pour le SE-Unsa, la nouvelle organisation du lycée doit être l’occasion d’améliorer le suivi des élèves et de mieux reconnaître le travail des personnels qui s’engagent dans cet accompagnement.
 
Passer d’un professeur principal à plusieurs professeurs référents 
 
La mission de professeur principal est devenue de plus en plus lourde au fil des années : orientation, préparation des conseils de classe, lien avec la direction et la vie scolaire, ou encore avec les parents et les élèves, les professeurs principaux sont débordés.
Ils sont nombreux à ne pas enseigner à tous les élèves dont ils sont professeurs principaux et à avoir des difficultés à communiquer avec les nombreux professeurs de la classe.
S’ajoutent à ces difficultés récurrentes les incertitudes sur l’impact des spécialités sur l’orientation post-bac qui rendent le travail d’accompagnement quasi-impossible.
Rien d’étonnant à ce que les chefs d’établissement aient de plus en plus de mal à trouver des candidats.
 
Le SE-Unsa revendique de longue date une revalorisation significative de l’ISOE pour prendre en compte l’élargissement des missions des professeurs principaux. Par ailleurs, la mission de professeur principal doit être valorisée pour l’accès à la classe exceptionnelle.
 
Alors que la réforme du lycée et du bac, avec le système de spécialités achève l’éclatement du groupe-classe déjà amorcé par les enseignements choisis et les options, il est temps, pour le SE-Unsa, de se donner les moyens d’un suivi des élèves plus qualitatif :
  • créer un statut de professeur référent pour un groupe de 10/15 élèves permettrait de mieux suivre le parcours scolaire de chaque élève et de les accompagner dans les choix d’enseignements qu’ils doivent faire en fin de seconde et en fin de première.
    Il percevrait l’ISOE part modulable revalorisée.
  • Introduire dans l’emploi du temps des élèves un temps dédié au suivi et à l’accompagnement individualisé des élèves tout au long de l’année, en lien avec les 54 heures d’orientation annuelles.
    Ce temps (au moins une heure par semaine) serait aussi utile pour la transmission d’informations que les professeurs principaux doivent actuellement mener sur leur temps de cours. Ce temps dédié doit être financé dans la DGH et non pris sur les marges d’autonomie.
 
Un conseil de classe repensé
 
Comment composer les conseils de classe dans un contexte où les élèves ne sont souvent plus regroupés dans le groupe classe que pour les cours de lettres, d’histoire-géographie et pour l’enseignement scientifique ?
 
Cette année, le SE-Unsa demande au ministère de faire confiance aux équipes pour trouver les meilleures modalités pour organiser le suivi des élèves de première. Des conseils pédagogiques doivent être organisés dans tous les établissements, au plus vite, pour définir collectivement ces modalités de suivi.
 
Aucune pression supplémentaire ne doit être exercée sur les enseignants, en plein bouleversement des programmes et de l’organisation des établissements, pour assurer une présence à tous les conseils de classe. On peut imaginer que des conseils de spécialités, en amont des conseils de classe, permettraient à un enseignant de représenter tous les enseignants d’un EDS donné. Le suivi des élèves peut aussi être effectué dans le cadre de l’accompagnement personnalisé quand il subsiste et au cours des heures de vie de classe qui doivent être systématiquement rémunérées.
 
À plus long terme, les conseils de classe pourraient être composés des professeurs référents, des représentants des parents d’élèves et des élèves, et présidés par le chef d’établissement ou son adjoint. Les professeurs référents seraient chargés de recueillir les appréciations des enseignants sur le parcours des élèves.
 
Pour qu’un suivi plus approfondi des élèves soit mis en œuvre, il faut également une meilleure formation des enseignants sur les attendus de l’enseignement supérieur et le dispositif parcoursup, et un recrutement plus important de psyEN EDO pour mieux accompagner les enseignants et les élèves.