Remplacement dans le 1er degré : des solutions inadaptées

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Le ministère a publié une circulaire et un décret sur le remplacement dans le 1er degré. Ces deux textes avaient été présentés aux organisations syndicales. Pour le SE-Unsa, ils ne sont pas de nature ni à améliorer les conditions d’exercice des remplaçants ni à rendre plus efficace le système de remplacement pour garantir la continuité du service public.
 
Le ministère ouvre la possibilité d’avoir des zones couvrant tout le département, quelle que soit la nature du remplacement (maladie, congés, formation, rompus de temps partiels). Il essaie de couvrir toutes les situations qui existent localement en termes de zones de remplacement. Mais dans certains cas cela pourrait aboutir à des situations inacceptables. Aussi, le SE-Unsa a fait introduire une formulation qui pointe le fait qu’il faut tenir compte des contraintes géographiques, de distance et de temps de parcours avant de définir les zones de remplacement.
 
Cet agrandissement des zones d’intervention ne favorise pas également la rapidité d'intervention des remplaçants ainsi que la qualité de prise de fonctions. En effet, aujourd'hui les "ZIL" connaissent parfaitement les écoles d'intervention, les niveaux, les locaux, les collègues voire les élèves, ce qui est un plus dans la qualité du service de remplacement.
 
Enfin, la circulaire mentionne la possibilité d’organiser la formation hors temps de service sur les petites vacances scolaires sur la base du volontariat. Mais ils ne disent rien sur les conditions et sur la rémunération de ces temps.  Le ministère considère aussi la formation continue  comme un remplacement ordinaire, ce qui risque d’accentuer sa disparition. Déjà menacée par ailleurs, la formation continue risque de disparaître complètement sans moyens de remplacement étiquetés. 
 
Annoncés au tout début de l’année scolaire, ces textes ont été, pour le SE-Unsa, construits dans l'urgence et proposés trop tardivement. Même sans modifier les conditions de versement de l'ISSR, ils ne constituent pas un moyen d' améliorer la situation des remplaçants et l'efficience du remplacement. Il aurait fallu en effet traiter cette problématique de manière sereine en évitant la stigmatisation ainsi que les solutions uniformes et toutes faites. Lors de la présentation de ces textes, le SE-Unsa a exprimé son désaccord sur ces points.