Rémunération au mérite ou les fausses bonnes idées du ministre

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Notre ministre, interrogé à la radio dimanche dernier, a envisagé quelques pistes pour que les enseignants soient heureux dans leurs fonctions. Il souhaite gérer du « qualitatif » plutôt que du « quantitatif ».
 
Selon Jean-Michel Blanquer, les carrières doivent être plus ouvertes et l’investissement professionnel reconnu financièrement : son idée est d’augmenter le pouvoir d’achat des personnels par en les encourageant à effectuer des heures supplémentaires (par exemple pour des remplacements ou la participation au dispositif Devoirs faits).

« Mériter » signifierait donc s’investir encore plus, toujours plus et au-delà des obligations réglementaires de service. Travailler plus pour gagner plus, qualitatif plutôt que quantitatif, tout cela a un goût de déjà vu alors même que les enseignants voient les augmentations indiciaires liées au PPCR1 être repoussées d’un an !  

Le SE-Unsa ne souhaite pas revenir à un système de management qui pourrait conduire à l’épuisement des personnels. Il est temps de mettre en place une gestion des ressources humaines plus en adéquation avec les vraies aspirations des personnels : prise en compte individualisée des projets de mobilité professionnelle, géographique, meilleure formation initiale et continue, amélioration de la qualité de vie au travail, réelle action sociale…

Le SE-Unsa, qui a récemment rencontré le nouveau directeur général des ressources humaines du ministère, a rappelé l’importance de tous ces sujets. Au-delà du saupoudrage d’annonces médiatiques, il y a urgence à échanger et apporter des solutions concrètes aux personnels, le SE-Unsa y veillera.

 
1- parcours professionnels, carrières et rémunérations