Rétablissement du jour de carence : un choix politique !

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Le candidat Macron l’avait annoncé dans son programme électoral, l’Assemblée nationale l’a validé le 21 novembre en adoptant le projet de loi de finances : retour du jour de carence pour les fonctionnaires à partir du 1er janvier 2018 !
 
Alors que des travaux de l’Insee publiés début novembre indiquent que le retour de cette mesure datant de l’ère Sarkozy ferait chuter les arrêts de courte durée mais augmenter les arrêts longs, le gouvernement s’arqueboute sur un choix purement politique, et s’inscrit dans une logique de dénonciation des comportements des fonctionnaires face aux arrêts maladie.
 
Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des comptes publics, persiste à penser que cette mesure est un moyen de lutter contre le micro-absentéisme, et de faire des économies. Plus encore, il précise ne pas exclure l’éventualité de suivre la droite dans sa volonté d’instituer trois jours de carence, moyennant la mise en place d’une protection sociale complémentaire relevant de la responsabilité de l’employeur.
 
L’avis du SE-Unsa
Pour le SE-Unsa, cette remise en place du jour de carence n’est pas la bonne réponse aux arrêts dénoncés. La pratique d’une politique plus globale de considération de la qualité de vie au travail permettrait d’apporter des solutions plus concrètes quant à l’absentéisme. Dans les établissements du second degré et dans les écoles, une gestion moins tendue des flux en termes de postes d’enseignants est notamment une piste qui vaudrait la peine d’être explorée.