Temps de travail dans le 1er degré : réunion au ministère

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Une réunion s’est tenue au ministère ce jeudi 15 décembre sur l’organisation des APC. Le SE-Unsa y a porté ses propositions pour les APC mais sur l’ensemble des activités qui composent le temps de travail d’un enseignant des écoles.
 
Il s’agit bien, pour le SE-Unsa, d’aborder cette question sans la réduire à une seule activité qui ferait figure de marge d’ajustement. Afin de répondre à la surcharge de travail des enseignants du 1er degré, il faut pour le SE-Unsa, aborder cette problématique dans son ensemble avec toutes les composantes :
 
  • Un temps d’enseignement trop lourd
Notre système éducatif impose à ses écoliers le nombre d’heures de classe par an le plus important des pays de l’OCDE (864h en France, contre 800 en moyenne OCDE). Quand notre semaine devant élèves est à 24h, on est en moyenne à 22h dans les autres pays de l’OCDE. Pour le SE-Unsa, le passage à 23h d’enseignement concilie intérêt des enseignants et intérêt des élèves.
 
  • Des 108h qui débordent, des APC à reconnaître
À l’intérieur des 108h, les APC sont  vécues comme une mission en plus. Et ce, d’autant qu’elles s’accompagnent de leur lot de tâches administratives (familles à informer, autorisation à demander, planning à communiquer). L’institution ne les a toujours pas investies pédagogiquement, laissant chacun chercher ce qui serait le plus profitable aux élèves durant ces temps privilégiés en groupe restreint...
Pour le SE-Unsa, il faut désormais que le ministère apporte des éléments de réflexion sur la mise en œuvre des APC, encourage les équipes à faire ce qu’elles jugent le plus utile à leurs élèves et se préoccupe d’une reconnaissance de ce temps.
Pour le reste des 108h, l’ensemble des concertations dans l’école, avec le collège ou avec les partenaires  est mal reconnu.
 
  •   Des temps en dehors des 27 h mais bien réels : journée de solidarité et journée de prérentrée
L’administration a trop souvent tendance à les passer sous silence. Pour le SE-Unsa, ces 2 journées pèsent aussi très concrètement sur les semaines :

Journée de solidarité pour reconnaître l’engagement dans la vie de l’école
 
La journée de solidarité doit pouvoir être utilisée au gré des besoins, y compris de façon fractionnée. Les enseignants doivent pouvoir y comptabiliser des activités effectuées, dans l’intérêt des élèves, en dehors de toute prise en charge de ces temps par nos ORS. Marchés de Noël, kermesses, chorales, spectacles, activités sportives ou culturelles, sorties en dehors du temps scolaire, écoles ouvertes… en sont des exemples non-exhaustifs. Les enseignants ne comptent pas leur temps au service de l’école. Pour le SE-Unsa, cette possibilité d’utiliser la journée de solidarité pour toutes ces activités serait un moyen de le reconnaître.  
          
Prérentrée : du temps utile aux équipes
 
Le calendrier scolaire a transformé, en 2015, l’ancienne 2e journée de prérentrée par "deux demi-journées [...]qui pourront être dégagées, durant l'année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques."
Cette transformation pénalise notamment les équipes qui faisaient jusqu'à maintenant le choix d'effectuer deux journées de prérentrée avant la rentrée. Ce choix est majoritaire chez les collègues car deux journées ne sont pas un luxe pour bien préparer la rentrée, organiser le travail en équipe et accueillir les élèves dans de bonnes conditions.
De fait, cette journée à disposition des autorités académiques est, à juste titre, perçue comme une journée supplémentaire à effectuer. Pour le SE-Unsa, cette ancienne 2e journée  doit être rendue aux professionnels que sont les enseignants pour l’organisation de leur travail personnel et en équipe.
 
Pour le SE-Unsa, il y a la nécessité de s’interroger sur l’ensemble des activités qui composent aujourd’hui la semaine d’un enseignant du 1er degré et d’ouvrir des perspectives concrètes sur l’évolution du temps de travail.