Vie pro/vie perso : les 8 leviers du SE-Unsa

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Pour le SE-Unsa, Najat Vallaud-Belkacem doit mettre en oeuvre à l’Éducation nationale ce qu’elle a initié pour le privé lorsqu’elle était ministre des Droits des femmes.
Sa charte «15 engagements pour l’équilibre des temps de vie» doit trouver une déclinaison dans le ministère qui emploie le plus de fonctionnaires. Le SE-Unsa lui suggère huit leviers pour l’équilibre des temps de vie et le bien-être au travail.

De nouvelles pratiques de management
1. Impulser et cultiver la confiance. Reconnaître l’engagement et la conscience professionnelle de chacun. Dépasser les fonctionnements hiérarchisés en favorisant l’esprit d’équipe et en encourageant l’horizontalité dans les échanges et le travail (réseaux professionnels).
2. Partager les enjeux, les projets et les décisions aussi souvent que possible. Anticiper et planifier les demandes et les actions. Mutualiser les résultats et les analyses.

Respect de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle
3. Permettre une harmonie entre l’organisation professionnelle et personnelle des enseignants et CPE en identifiant les bornes horaires dans lesquelles s’inscrivent l’essentiel des sollicitations.
4. Identifier une demi-journée dans l’emploi du temps sans aucune sollicitation, sauf cas exceptionnel, pour ne pas faire reposer le travail
personnel systématiquement sur le temps privé.

Optimisation des réunions
5. Sauf urgence, les réunions doivent être planifiées en intégrant la répartition de la charge de travail sur l’année. Le choix des jours de la semaine doit varier pour prendre en compte les emplois du temps individuels et respecter les personnels en temps partiel. La pratique systématique de relevés de décisions doit permettre aux absents de ne pas être exclus du collectif de travail et de ses projets.
6. La préparation, l’animation et la participation aux réunions doivent faire l’objet de formations spécifiques pour gagner en efficacité : objectif
clair, respect des horaires annoncés, durée limitée aux besoins, implication des participants…

Du bon usage des outils et de la communication numériques
7. Penser l’usage de la communication numérique et son impact sur la qualité de vie au travail : ne pas en faire l’unique mode de communication, ne pas céder à l’instantanéité, prioriser et veiller à ce que les mails soient compréhensibles, courtois et adaptés à l’interlocuteur.
8. Reconnaître l’impact du développement des nouvelles pratiques professionnelles numériques (Espace numérique de travail, Cahier de
texte électronique, livrets scolaires et bulletins numériques…) sur l’organisation globale du travail. Veiller au risque d’isolement professionnel comme au risque d’envahissement de la sphère privée.

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