Vous préparez une certification complémentaire ? Le SE-Unsa vous accompagne !

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Les certifications complémentaires sont des examens qui permettent aux enseignants admis d’enseigner le Français langue étrangère, la Langue des signes, au sein de sections européennes (DNL) ou histoire des arts.

La note de service ministérielle du 28 octobre 2014 indique que leur objectif est de « permettre à des enseignants de valider des compétences particulières qui ne relèvent pas du champ de leurs concours » et de « constituer un vivier de compétences pour certains enseignements pour lesquels il n’existe pas de sections de concours de recrutement et, à terme de mieux préparer le renouvellement des professeurs qui en ont eu la charge."

4 types de certifications

  • Les arts pour les enseignements artistiques dans les classes des collèges et lycées pour lesquels il n’existe pas de sections de concours Capes (les 4 options sont : Cinéma et audiovisuel, Danse, Histoire de l’Art et Théâtre).
  • L'enseignement en langue étrangère dans une discipline non linguistique : ce secteur concerne les sections européennes des collèges et lycées créées par les arrêtés de 1992 et 2003.
  • Le français seconde langue : Ce secteur concerne principalement l’enseignement du français par des enseignants des premier et second degrés dans les classes d’initiation et d’accueil pour la scolarisation des élèves nouvellement arrivés en France sans maîtrise suffisante de la langue française.
  • L’enseignement en langue des signes française : Ce secteur concerne les enseignants qui souhaitent faire reconnaître leur aptitude à intervenir en langue des signes française (LSF), dans le cadre de l’enseignement des disciplines pour lesquelles ils sont qualifiés par leur concours.
Un examen organisé à l'échelle académique

Cet examen est encadré par un arrêté de 2003 régulièrement actualisé et organisé à l’échelle académique. Une note de service rectorale est publiée dans la plupart des académies en fin d’année scolaire. Elle prévoit une inscription entre septembre et novembre, la constitution d’un dossier et le passage d’épreuves orales au cours de l’année (d’octobre à février souvent). Le jury de l’examen est présidé par un.e IA-IPR. L’examen est ouvert aux personnels enseignants des premier et second degrés, qu’ils soient titulaires ou stagiaires, voire contractuels, avec des restrictions selon l’examen envisagé (par exemple, pas d’enseignants de langues ou de lettres pour la DNL).

Des ressources pour vous aider à préparer l'examen

Des rapports de jurys, dans chaque académie, reviennent sur les exigences requises pour la préparation du dossier sur lequel se base l’entretien et la conduite de l’épreuve orale qui comprend une présentation et un entretien. Les jurys explicitent leurs attentes : quelle que soit la certification, ils se défient du « bachotage » et apprécient la réflexion des enseignants sur les projets qu’ils pourront mettre en œuvre, de manière transdisciplinaire, ou en lien avec des partenaires extérieurs (internationaux pour la DNL, culturels pour la certification « arts »). La formation continue de certaines académies intègre une préparation à cette certification. De la même manière, des sites institutionnels tels qu’ « Emilangues », pour la certification DNL, constituent un appui appréciable pour préparer les épreuves.

Les revendications du SE-Unsa

Les certifications permettent de postuler à certains postes du mouvement intra-académique spécifique. Les sections académiques du SE-Unsa sont à votre disposition pour suivre votre candidature et votre dossier, ou pour vous apporter des informations sur les certifications complémentaires. Pour les enseignants de l’Unsa, le mouvement spécifique doit se limiter à ce type de postes, prenant appui sur des certifications et des compétences certifiées qui font vivre les projets d’établissement.

Enfin, pour le SE-Unsa, ces certifications complémentaires doivent s’inscrire dans une politique plus large de développement professionnel pour tous les enseignants, et les formations qui préparent aux certifications doivent s’étendre à toutes les académies. De la même manière, le nombre d’Indemnités pour missions particulières allouées aux établissements doit être augmenté pour valoriser et reconnaître la mission des enseignants qui font vivre ces sections, alors que leur animation repose aujourd’hui largement sur le bénévolat des enseignants impliqués.